Définitivement, une seule vie, ça n’est pas assez. Alors, j’ai décidé que j’en aurai davantage, beaucoup, au moins mille. Ce sont ces vies rêvées, imaginées, fantasmées que je vous présente dans ces pages.


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Vendredi 3 juillet 2009


J'aime bien l'odeur de l'herbe fraichement coupée. Mais ça fait maintenant deux heures qu'il passe et repasse sous la fenêtre de mon bureau avec son engin pétaradant ; il dégage fissa sinon il va avoir un accident de travail.
Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Jeudi 2 juillet 2009

 

 

 

 

C'est une vague série B américaine.

 

L'histoire met en scène quelques pensionnaires d'une maison d'arrêt en révolte pris dans un imbroglio impossible à démêler et trop compliqué à vous raconter.

 

Je n'ai pas tout compris mais, comme toujours, les gentils-qu'on-faisait-passer-pour-des-méchants finissent par s'en tirer in extremis et les méchants(et-même-le-directeur-de-la-prison)-dont-on-sait-bien-qu'ils-resteront-méchants ne gagnent pas même si à-un-moment-on-peut-croire-qu'ils-vont-triompher.

 

Mais, morale oblige, happy-end au bout du compte.

 

Forcément, la population carcérale est multi-ethnique et les blacks, les latinos, les blancs, les asiatiques sont traités sous un mode qui frise la caricature.

 

Là où les choses me font rire, c'est quand le générique défile et que mes fistons décident de jouer « au-film-qu'on-vient-de-voir ».

 

Comment vont-ils se répartir les rôles ?

 

C'est simple, je leur laisse la parole :


- Moi, je suis le rouge

- Et moi, je suis le bleu.

 

Pour eux, ces personnages n'ont pas de couleur de peau. Ils les désignent par la couleur des vêtements qu'ils portent.

 

J'adore mes fils !!!!!!!!!

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Histoires comme ça
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Mardi 30 juin 2009

 

 

Des bruits dans la chambre d'à côté. Aux petits pas rapprochés, je sais que c'est le plus jeune. La poignée de la porte descend doucement. Un coin d'obscurité se découpe sur le mur quand il pousse le battant qui ouvre sur le pallier resté dans le noir.


- Papa... J'arrive pas à dormir.

- Qu'est-ce qui t'arrive ? Tu as trop chaud ?

- J'ai soif.

- Viens, on va descendre boire un verre d'eau fraiche.

 

Nous n'allumons pas la lumière. Les bruits de la nuit nous parviennent par la fenêtre de la cuisine qu'on a laissée ouverte en espérant que la fraicheur entre.


- Qu'est-ce qu'il y a dehors ?

- Rien de spécial. C'est le jardin la nuit.

- Alors qu'est-ce qui fait ce bruit ?

 

Je n'y avais pas prêté attention, sans doute l'effet de l'habitude.


- Ça doit être une chouette ou quelque chose comme ça. Elle fait ça tout le temps.

- On peut aller la voir ?

- Je ne sais pas si on la verra mais on peut sortir un peu si tu veux. D'abord, tu vas mettre quelque chose à tes pieds. Tiens, tes sandales sont juste en bas de l'escalier. On va aller s'installer dans les fauteuils du jardin.

 

Son visage s'est littéralement arrondi comme si on le gonflait comme un ballon. Les yeux d'abord puis son sourire. Le genre de vision que je souhaite à chaque papa de vivre un jour dans sa vie.

 

Dehors, il fait à peine moins chaud que dans la maison. Juste l'illusion qu'il y a davantage d'air. On s'installe sur le transat. Il se glisse entre mes jambes. La tête dans les étoiles, on sirote nos verres sans un mot. Sa respiration se fait plus régulière. Il ne remarque pas quand le chat s'approche pour vérifier qui ose envahir son territoire.

 

Il ne faut pas que je le réveille en le montant dans son lit.

 

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Avant que je les oublie
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Mardi 30 juin 2009


- Dr Ivy, on est en train de la perdre.

- Bon, je l'ouvre. Passez-moi un plateau d'incision.

- Mais c'est au patron de faire ce genre de truc. Vous... Vous n'êtes pas habilité.

- Ni habilité, ni même sur d'avoir la compétence pour le faire. Quant au patron, vous le voyez dans ce bloc ? Il faut bien que quelqu'un le fasse... Putain de merde... Excusez-moi, Corinne. Je m'emporte.

- Ça n'est rien, Roland. Je sais bien que vous n'y êtes pour rien.

- S'il vous plait, vous voulez bien essayer de le bipper ?

- Je l'ai déjà fait quatre fois ce matin. Il n'a répondu à aucun de mes appels. Mais où donc peut-il être ? J'ai l'impression que ça fait des semaines qu'on ne l'a pas vu.

- Quel jour est-on ?

- Mardi.

- Ne cherchez pas ; il déjeune avec la Ministre. Ils fêtent sa mutation.

- Encore ? Mais je croyais qu'il y était hier.

- Non, non. Hier, c'était la cérémonie donnée en l'honneur de celui qu'il va remplacer à Marseille.

- Et la semaine dernière, il était en conseil d'administration puis en séminaire à Dubaï et enfin dans un jury de thèse à Toulouse... sans parler de la réception chez le Préfet... Il pourrait au moins organiser le service quand il doit s'absenter.

- Il s'en fout. Il ne part que dans deux mois mais pour lui c'est comme s'il était déjà là-bas.

- Alors qu'est-ce qu'on fait ?

- On se démerde, Corinne. On se démerde.

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 24 juin 2009

 

Les habitués le savent, mon emploi du temps est à géométrie variable alors ma production sur ces pages varie au fil de mes (in)disponibilités. Depuis quelques semaines, elle s'est réduite à quelques articles constitués de deux phrases exclusivement, idée qui m'a été donnée par un « vieil ami » à moi qui a lancé ce petit jeu auprès des membres du carnet d'adresses de son courrier électronique.

 

Mais là n'est pas la question.

 

Aujourd'hui, je me vois contraint de rogner un peu sur mon petit temps libre pour ouvrir une parenthèse avec le texte qui suit.

 

C'est la faute de Quichottine...

 

Récemment, elle a déclaré que j'étais un « écrivain qui s'ignore », ce qui m'avait poussé à lui répondre :

 

JE NE SUIS PAS UN ECRIVAIN QUI S'IGNORE !!!!!!!!!!!!
Je suis juste un type qui écrit (quand il a le temps, ce qui est parfois difficile en ce moment) des histoires. Comme j'ai définitivement décidé qu'une seule vie, c'était totalement insuffisant, je m'en suis attribué 1000. Ça me laisse de la marge pour faire des rencontres, des conneries, des blagues à mes lecteurs etc.

Au grand désespoir de Quichottine, je me dois de vous dire que je n'ai aucune, aucune envie d'être publié un jour. Mes histoires sont là pour qui veut les prendre. C'est tout !


Dans son billet d'aujourd'hui, elle revient sur l'affaire. Elle y évoque un droit de réponse de ma part dont je considère que l'excès d'honneur/attention/affection/et plein de trucs en -tion qui m'est fait transforme en devoir de réponse...

Que mon nom n'ait jamais été imprimé sur la couverture d'un livre n'a rien à voir avec le fait que je me considère ou non comme un écrivain. Que je ne vive pas de ma plume non plus. A vrai dire, je m'en moque comme de ma première couche-culotte. Pour moi, le problème est ailleurs.

Quand je prépare un repas – j'irai même jusqu'à dire quand je cuisine – je ne suis pas un cuisinier.

Quand je gratouille mon ukulele ou je tire quelques notes de mon harmonica, même si ce qui en sort est agréable, je ne suis pas un musicien.

Quand, je soigne un de mes enfants blessé ou malade, je ne suis pas un médecin.

Quand je tape la balle avec des copains, je ne suis ni un tennisman ni un footballeur.

Quand... ( je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous...)

Alors, quand j'écris une histoire - même si elle vous émeut, vous irrite, vous inquiète, vous bouleverse, vous ennuie (j'en passe et des meilleures...) - que cette histoire soit totalement inventée, qu'elle soit auto-biographique ou un mélange des deux, je ne suis pas un écrivain.

Je revendique, HAUT et FORT (je sais, je crie...), le fait d'être un dilettante.

Bien sur, je m'attache à ce que je vous propose soit réussi. (Qui chercherait à dégoûter ses convives ? Qui prendrait plaisir à casser les oreilles de son auditoire ? Qui voudrait faire mal à une personne déjà dans la détresse [Là, j'ai bien quelques idées mais je les garde pour moi...] ? Qui se moquerait de mettre toutes ses balles dans le filet ou à rater le but à chacun de ses tirs ? Qui... ( je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous... [bis]) ?

Pour moi, traverser cette vie – et toutes celles que je m'invente au fil de ces pages – constitue déjà un challenge que je m'efforce de réussir vaille que vaille. Je n'ai pas l'intention de me prendre la tête pour des activités que je considère comme des respirations, des bulles d'air (de savon?) dans mon parcours et qui m'aident.

Il faut que je sois précis... Toutes ces parenthèses, ces pauses que je m'octroie sont essentielles pour moi mais je ne veux pas y accorder trop d'importance pour qu'elles restent ce que je veux qu'elles soient. (cf. le paragraphe précédent)

Le dilettantisme est un art de (sur)vivre. Je m'efforce de l'exercer de mon mieux.

Ces pages continueront à leur rythme, sans autre ambition que de vous fournir des textes tout en me permettant de prendre quelque plaisir à les écrire. N'attachez pas trop d'importance à notre Roland. Il continuera selon l'improbable trajectoire que ma propre vie voudra bien lui accorder.

En dilettante...

(NDLR : Je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous... [ter])





Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 17 juin 2009



Parce qu'il y en a qui n'ont toujours pas compris



A voir, à revoir, à faire voir.
Il en restera toujours quelque chose.



Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 17 juin 2009


- J'aime beaucoup ce que vous faites.
- Quel(le) con(ne) !

Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Mercredi 17 juin 2009


- J'aime beaucoup ce que vous faites.
- Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas.

Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Mercredi 17 juin 2009


- J'aime beaucoup ce que vous faites.
- Que diriez-vous si nous faisions quelque chose ensemble ?

Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Mercredi 17 juin 2009


- J'aime beaucoup ce que vous faites.
- C'est 2000 euros pour cette pièce.

Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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