Définitivement, une seule vie, ça n’est pas assez. Alors, j’ai décidé que j’en aurai davantage, beaucoup, au moins mille. Ce sont ces vies rêvées, imaginées, fantasmées que je vous présente dans ces pages.


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Samedi 17 octobre 2009

 


- Bon, maintenant qu'il est là, qu'est-ce que tu en penses du nouveau chef ?

- On va attendre de le voir à l'œuvre.

- D'habitude, tu dis qu'on n'a jamais qu'une seule chance de faire une bonne première impression.

- Disons que j'ai envie d'avoir une deuxième impression...


Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Mercredi 30 septembre 2009


Nos fidèles lecteurs auront remarqué que la fin de la saison deux n'a pas donné lieu à un épisode particulier donnant un quelconque indice sur la suite des aventures de Roland. D'un coup d'un seul, les choses se sont arrêtées avec l'annonce de l'arrivée de Numérobis chez Noute. Ensuite, plus rien, le silence.


Plusieurs parmi vous savent que Roland est un rustre et un malpoli qui est coutumier des disparitions aussi soudaines qu'inexpliquées. Certains peuvent avoir pensé qu'il s'était, à l'instar de nombreux blogs, définitivement et sans la moindre annonce, mis hors service.


Que nenni !


Roland a juste profité des quelques mois d'été pour laisser filer le navire sur son erre en se coulant voluptueusement dans la paresse et la fréquentation du monde extérieur.


Pour faire simple : j'ai glandé... et putain que c'était bon ! Après tout, c'est fait pour ça les vacances même si je vous concède que je les ai prolongées au-delà du raisonnable.


Ce modeste/médiocre/prétendu/simulacre de billet inaugure la saison trois des mille vies de Roland qui se demande quand même s'il n'a pas définitivement désintégré son lectorat.


Qui vivra verra.


Bonne rentrée à toutes et à tous.

Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 22 juillet 2009

 

 

Pour Noute, avec toute mon affection.

 

 

 

Alors là ma petite maman, tu te mets le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Ca ne va pas se passer comme ça et je peux t’assurer que tu vas regretter de m’avoir affublé de ce sobriquet.

 

Non contente d’avoir surnommé papa « Maribarbu » et mon grand frère « Crapule », tu m’as appelé « Numérobis » avant même d’avoir vu de quoi je suis capable.

 

Pourtant, je n’ai rien à redire sur la façon dont tu as appelé les deux autres. Force est même de constater que ça leur va comme une paire de gants. Papa est barbu à souhait et même que ça chatouille fortement quand il me couvre de bisous. Quant à Crapule, j’imagine que tu as pu te fier à ton expérience de vie avec lui quand tu t’es décidée. Quand il est venu me voir à la maternité, j’ai tout de suite vu que c’était un sacré fripon. Forcément, il fait le mariolle sur ses deux pattes arrières, il court où il veut. Mais qu’il me laisse 3 ans, non 2… et il va voir de quel bois je me chauffe…

 

Seulement ma petite maman-chérie-d’amour-que-j’ai-et-qui-pense-à-mon-lolo, là où tu t’es gourancé d’une force, c’est si tu penses que je vais être la copie conforme de mon prédécesseur.

 

Nous les seconds, on va beaucoup plus vite. On ne perd pas de temps, bridé comme nos aînés par le regard inquiet de nos parents. Ils ont déjà donné les vieux. Ils sont déjà émoussés. Alors, on en profite surtout que les plus grands sont là pour nous montrer la voie à suivre. Tu m’entends ? On est pires !

 

Tu as connu la tornade blanche avec Crapule ; prépare-toi au tsunami permanent, au tremblement de terre perpétuel, au séisme total. J’arrive.

 

Tu remarqueras que je joue cartes sur table. Rien dans les mains rien dans les poches. Tout est déjà dit ; je ne te prends pas en traître. T’as intérêt à continuer à profiter de ton petit congé comme tu l’as fait tout au long de ces longs mois que tu as passés vautrée dans le canapé à te goinfrer de fraises parce les nuits qui vont venir vont être musclées et tu verras que ça sera encore plus drôle quand, le matin, tu vas devoir te remettre les trous en face des yeux pour aller bosser.

 

Tu regretteras jusqu’ à ce sobriquet ridicule. « Numérobis », tu parles. C’est « Numérodixpuissancedix » qu’il aurait fallu m’appeler.

 

 

 

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 10 juillet 2009

 

 

 

Germaine n'avait pas vendu des millions de disques.

 

Germaine n'avait pas consacré des sommes astronomiques à entretenir un club de foot.

 

Germaine ne faisait pas partie des passagers d'un avion qui s'est crashé.

 

Germaine ne s'est pas retrouvée dans un accident meurtrier sur la route des vacances.

 

Germaine ne s'est pas suicidée lors de sa garde à vue.

 


 

Non, Germaine s'est juste éteinte dans son sommeil la semaine dernière.

 

 

 

 

Pourtant Germaine, quand elle avait 20 ans, avait recueilli chez elle deux gamins juifs qu'elle avait fait passer pour ses petits neveux. Pendant trois années, elle avait fait comme si elle les avait connus depuis toujours. Elle les avait soignés, les avait instruits, les avait aimés, les avait protégés. Elle les avait sauvés.


C'était, il y a bien longtemps.

 

La feuille de chou locale lui a accordé un petit encart de rien du tout et qu'on a dû payer dans les avis de décès.

 

A l'église, on était huit en plus du curé. Les deux gamins, maintenant devenus des papis, étaient là avec leurs femmes et leurs enfants. Pour ces sept-là et pour votre Roland qui était le voisin de Germaine, c'était à ces obsèques-là qu'il fallait être.

 

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mercredi 8 juillet 2009


Ca a commencé par une impression personnelle. Le genre de truc qu'on ne peut pas vraiment prouver mais dont on a le sentiment. Pourtant, mes observations sont formelles. Cette année, j'avais l'impression qu'il y en avait davantage que par le passé. Au fur et mesure que la saison s'est avancée, cette impression s'est confirmée.

Ca faisait une sacré belle lurette que je n'avais pas vu autant de papillons.

Il y en a partout, des blancs, des colorés, des petits, des gros, pour mon plus grand ravissement, l'émerveillement de mes enfants et l'excitation complète de mon chat.

Au début, j'ai cru que les agriculteurs locaux avaient mis la pédale douce sur les pesticides, ce dont je me suis réjoui. A l'occasion d'un court séjour dans une autre région, j'ai remarqué qu'ils étaient là aussi. Alors, j'ai fait quelques recherches et je suis tombé sur cet article.

Il ne m'en faut pas beaucoup plus pour que je goûte l'instant présent et que je le partage avec vous.

Pour fêter l'événement, je vous mets un lien vers cette petite chanson de Thomas Fersen à l'Ukele et un autre de Brassens avec son éternelle Chasse aux papillons.

Bonne journée à tous.


Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mardi 7 juillet 2009


Cette année, c'est décidé. Y en a marre.

Ok je la charge sa putain de valise bourrée de tas de trucs incongrus mais à la station service de Beaune, quand on fera le plein et qu'on cassera la graine, je te largue le tout sur le parking. La valoche, et sa propriétaire comme elle l'a fait à mon pauvre petit Youki en février.

"T'inquiète pas", qu'elle avait dit, "avec tout le passage qu'il y a en cette période de vacances, en deux temps trois mouvements, l'aura trouvé quelqu'un pour l'adopter, le Youki. Des touristes ou bien un routier, sera pas malheureuse, la bête".

Péage de Nemours, vivement midi !



Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Lundi 6 juillet 2009


Putain chérie, ce qu'elle est lourde ta valise ! Qu'est-ce que tu as bien pu fourrer dedans ? Tu vas voir qu'on va payer un max pour l'excedent de bagage à l'aéroport.

Franchement, on va juste au club aux Seichelles, tu n'as pas besoin de trimballer toute ta bibliothèque. En plus, tout est déjà réglé. Là-bas, tu consommes et tu t'en fous, pas la peine de te charger comme une mule.

Même si t'as pris un stock de préservatifs, ça ne peut pas peser tant que ça. Non mais, tu m'écoutes?

Qu'est-ce qu'il y a dans sa valoche ? Bon je regarde. Je suis certain que tu en emportes trois fois trop...

Dis-moi Lola, qu'est-ce que tu comptes faire avec tes chaussures de ski à la plage?

Et puis la petite horloge en marbre de Tante Agathe, tu envisages de faire quoi avec?

Et puis, cette ventouse pour déboucher les chiottes, tu crois vraiment que c'est indispensable ?

Et puis merde, après tout, tu fais comme tu veux. Pas de doute, t'as vraiment besoin de vacances ma belle. On va faire comme tu voudras mais ne compte pas sur moi pour porter tout ton fourbi...




Par Roland Ivy - Publié dans : Inclassable
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Lundi 6 juillet 2009
Z'ont toujours rien compris chez OB... Ce matin, j'ouvre mon administration pour répondre à mes amis visiteurs du WE et que v'la-ty-pas qu'on m'affiche :

"
Vous n'êtes pas dans le Top des blogs :( "

Et alors ?


1. Je ne vais pas mettre : "cul, couille, queue, con, cunnilingus, éjaculation (faciale), sodomie, partouze, etc..." dans tous mes textes pour provoquer une fréquentation supérieure.

2. Je ne vais pas faire de la lèche sirupeuse du type :"Merci, merci gentil visiteur de ton commentaire attentionné, n'oublie pas de repasser souvent, je t'adore, plein de bisous-bisous, ton blog à toi est une pure merveille, la quintescence de l'intelligence blogueste... etc... etc...etc..." dans le même but qu'au dessus.

3. Je m'en fous totalement car le fréquentation de mon blog ne me procure aucun revenu vu que je n'ai pas souscrit l'option adéquate où OB met de la pub en échange de menus zeuros.

Les gens qui viennent ici le font exclusivement parce qu'ils ont envie de le faire et parce qu'ils y trouvent (parfois) des textes qui les intéressent. Quant à moi, je ne publie ici que par plaisir, en dilettante (Je sais, je l'ai déjà dit mais des fois, il faut répéter).

Que la journée vous soit douce !


Vraiment.


Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Vendredi 3 juillet 2009


J'aime bien l'odeur de l'herbe fraichement coupée. Mais ça fait maintenant deux heures qu'il passe et repasse sous la fenêtre de mon bureau avec son engin pétaradant ; il dégage fissa sinon il va avoir un accident de travail.
Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Jeudi 2 juillet 2009

 

 

 

 

C'est une vague série B américaine.

 

L'histoire met en scène quelques pensionnaires d'une maison d'arrêt en révolte pris dans un imbroglio impossible à démêler et trop compliqué à vous raconter.

 

Je n'ai pas tout compris mais, comme toujours, les gentils-qu'on-faisait-passer-pour-des-méchants finissent par s'en tirer in extremis et les méchants(et-même-le-directeur-de-la-prison)-dont-on-sait-bien-qu'ils-resteront-méchants ne gagnent pas même si à-un-moment-on-peut-croire-qu'ils-vont-triompher.

 

Mais, morale oblige, happy-end au bout du compte.

 

Forcément, la population carcérale est multi-ethnique et les blacks, les latinos, les blancs, les asiatiques sont traités sous un mode qui frise la caricature.

 

Là où les choses me font rire, c'est quand le générique défile et que mes fistons décident de jouer « au-film-qu'on-vient-de-voir ».

 

Comment vont-ils se répartir les rôles ?

 

C'est simple, je leur laisse la parole :


- Moi, je suis le rouge

- Et moi, je suis le bleu.

 

Pour eux, ces personnages n'ont pas de couleur de peau. Ils les désignent par la couleur des vêtements qu'ils portent.

 

J'adore mes fils !!!!!!!!!

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Histoires comme ça
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