Définitivement, une seule vie, ça n’est pas assez. Alors, j’ai décidé que j’en aurai davantage, beaucoup, au moins mille. Ce sont ces vies rêvées, imaginées, fantasmées que je vous présente dans ces pages.


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Lundi 30 août 2010 1 30 /08 /Août /2010 18:53

 

 

- Ne vous inquiétez pas, mademoiselle. 

- Mais qu'est-ce que je fais ici, moi ? Pourquoi m'a-t-on enfermée. Je veux sortir. Au secours. Laissez-moi sortir. J'ai horreur de l'obscurité. Et puis, où est passée ma sœur ?

 

Chaque fois, c'est le même cinéma. A chaque nouvelle arrivée, les cris, les larmes, l'affolement. Il y a quelque chose de désespérant dans cette litanie. Pourtant, il faut dire que l'idée n'était pas mauvaise au départ. Réunir au même endroit toutes les chaussettes dont la jumelle serait manquante pour réassortir la paire dès que la disparue aurait fait son retour à la surface pouvait sembler une bonne opération.

 

Seulement voilà, à chaque fois, il nous faut calmer la pauvresse, lui expliquer le bien-fondé de l'opération et se réorganiser car les dernières arrivées souhaitent toujours être placées près de la sortie.

 

Moi, ça fait maintenant plusieurs semaines que j'ai vu mon alter-ego lamentablement glisser des mains de la maîtresse de maison au moment où elle nous sortait du lave-linge. Sans doute était-elle soucieuse ou distraite mais elle n'a rien remarqué quand mon homologue n'a pas pu s'accrocher aux boutons de commandes et a disparu derrière la machine à laver. Je suis maintenant l'un des plus anciens dans cette boîte. J'en ai vu défiler des mi-bas  et des chaussettes, tous plus affolés les uns que les autres.

 

Il faut dire que certains n'ont fait qu'un court séjour parmi nous. Il y avait comme une jubilation quand le couvercle en carton se levait et qu'une main fouillait dans la masse que nous formons à la recherche de quelque trésor. Un cri de soulagement résonnait dans la boîte suivi d'un murmure de désappointement quand on réalisait qu'on n'était pas l'heureux élu.

 

Avec le temps, j'avoue que je me suis fait une raison et que je m'accommode de mon séjour dans la boîte. J'ai bien connu, comme les autres, quelques espoirs vite déçus mais je ne me fais pas trop d'illusion quant à la réapparition de ma moitié avant le grand nettoyage de printemps. Qui sait dans quel état il sera alors ?

 

Alors, je me prends à rêver que les petits de la maison auront bientôt une folle envie de fabrication de marionnettes. Je suis certain qu'avec mes couleurs vives et mon épaisseur confortable, ils sauront me choisir pour faire de moi une marotte extraordinaire. Mais il me faudra encore attendre jusqu'aux vacances en espérant ne pas être passé à la trappe d'ici-là.

 

Parce qu'il y a un piège tendu par le maître de maison. Ce dernier a des petits soucis avec la jauge à huile de sa voiture. Alors, régulièrement, il puise dans la boite pour réaliser une vérification des niveaux et essuyer sa tige-témoin. C'est ce qui est arrivé à la sœur de la petite qui est entrée tout à l'heure. Elle aussi jouait des coudes pour rester en haut de pile. Elle est ressortie dimanche dernier. Je n'ai pas oser le dire à la nouvelle.

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Histoires comme ça
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Vendredi 27 août 2010 5 27 /08 /Août /2010 16:28

 

 

 

Sous le pont de Tancarville

Dans la paille

Dans ma chambre de jeune homme

Dans un hamac au Vénézuéla

Sur la plage

Dans les jardins du Château de Versailles

Face au Mont-Blanc

Sur les chemins, lors du bivouac

Dans les vestiaires du Stade Jean Bouin

Dans l'autocar qui me ramenait de Bruxelles

Sur la table de la cuisine

A bord du Danielle Casanova

Par terre

Dans les vignes derrière chez moi

...

 

 

 

 

 

 

 

Et tous ces autres lieux où j'ai pris plaisir à vous écrire tous mes billets

 

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Listes
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Mercredi 25 août 2010 3 25 /08 /Août /2010 14:38

 

 

Eh, dis-moi Roland. Pourquoi diable t'es-tu mis à jouer du ukulele ?

 

Au départ, il me semblait qu'un petit instrument confidentiel m'irait comme un gant. Et puis je ne voulais pas à avoir à me confronter à d'autres musiciens tellement plus efficaces que je ne pourrai jamais l'être. (Ca, c'était avant de savoir qu'il existe des virtuoses de ce merveilleux instrument, mais à vrai dire je n'en joue pas pour me comparer à d'autres).

 

J'ai cru qu'il me serait facile d'apprivoiser ces quatre cordes tout en surprenant mes amis qui considèrent le ukulele comme un jouet. J'avais envie de pousser la chansonnette en m'appuyant sur le capital sympathie de la petite chose.

 

Alors, avant de me décider, je me suis renseigné sur la bête. J'ai appris qu'il en existe de différentes formes, de différentes tailles et aux sonorités multiples. Ensuite, j'ai lancé quelques informations, semé quelques références, laissé traîner des adresses (histoire de m'en faire faire offrir un... ) et puis j'ai attendu qu'il arrive.

 

Seulement, depuis que j'ai posé mes mains dessus et que j'ai plaqué mon premier accord (avec un seul doigt !), je ne peux plus m'en passer...j'ai même récemment dépensé une somme assez rondelette pour en obtenir un de meilleure qualité.

 

Il y a quelque chose de jubilatoire à en jouer. Passé le premier regard amusé de la part de vos auditeurs, ils se prennent à l'envie de vous accompagner en chantant à tue-tête ou à vous observer avec envie et sympathie.

 

" Quelqu'un qui joue de l'ukulele ne peut pas être totalement mauvais..."  ai-je entendu un jour. Alors je continue pour mon plus grand plaisir. Peut-être un jour vous mettrai-je une petite enregistrement mais ça n'est pas encore à l'ordre du jour...

 

A bientôt

 

 

 

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Mardi 24 août 2010 2 24 /08 /Août /2010 14:31

 

 

C'est une histoire.

Encore une histoire.

Une histoire de famille.

Une sombre histoire de famille.

L'histoire d'une famille sombre.

L'histoire d'une famille qui sombre.

 

Voilà, c'est exactement ça : C'est encore la sombre histoire d'une famille sombre qui sombre...

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Lundi 16 août 2010 1 16 /08 /Août /2010 09:10

 

 

 

Lire ou écrire

Jouer ou me reposer

Faire de la musique ou en écouter

Travailler ou me reposer

Attendre ou agir

Vivre en dehors du monde ou dedans

Partager la vie des miens ou m'isoler

 

 

Même quand on dispose de mille vies, il n'y a que 24 heures par jour et je refuse de sacrifier l'une quelconque de ces activités au profit d'une autre. Aussi est-il possible que je vous apparaisse moins lors des prochains jours. Mais, je reste avec vous.

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Inclassable
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Jeudi 12 août 2010 4 12 /08 /Août /2010 14:38

 

 

..., à la fin du voyage, celle de mes 1000 vies qui aura été la mienne? 

 

Souvent je me pose cette question et je me dis que l'imagination est sans doute la qualité humaine qui me semble la plus nécessaire...

 

Avec la capacité de s'adonner au rêve.

 

 

 


Par Roland Ivy - Publié dans : Miniatures
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Mercredi 11 août 2010 3 11 /08 /Août /2010 09:43

 

 

 

 

Cette fois, je te quitte. Désolé, c'est fini entre nous.

 

Depuis tout ce temps, ça ne pouvait plus durer. Ça faisait déjà trop longtemps qu'entre toi et moi, ça n'était plus vraiment le grand amour. Pourtant, les copains avaient beau se foutre de ma poire en me demandant combien de temps j'allais encore te traîner, je ne parvenais pas à m'y résoudre.

 

Tu resteras à jamais « ma première », celle qu'on avait pas véritablement choisie, mais à qui on doit ses découvertes des choses de la vie. Que d'aventures nous avons vécues ensemble. Tu te souviens l'Angleterre ? L'Espagne ? La Grèce ? Et notre traversée du Ténéré ? Que des bons souvenirs...

 

A l'époque, tu étais toujours partante quelle que soit la destination. Mais depuis quelques temps, tu t'étais mise à boire tant et plus. C'était devenu insupportable. Madame avait ses humeurs, elle faisait de plus en plus de caprices. En quelque sorte, tu devenais trop chère pour ma bourse. Et puis, tes formes étaient passées de mode. Tu dégageais une telle odeur... J'avais un peu honte de me promener avec toi. Excuse-moi de te dire ça.

 

Mais non, je n'en ai pas choisie une autre. Qu'est-ce que tu vas t'imaginer ? Je vais me mettre au vélo. C'est plus tendance, ma vieille guimbarde. Je te quitte mais aucune autre voiture ne te remplace. Je te le jure.

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Histoires comme ça
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Mardi 10 août 2010 2 10 /08 /Août /2010 15:09

 

 

 

Pour Muad'Dib

 

 

 

Parfois on se sent coupable de ne pas avoir trouvé les bons mots alors qu'on avait cru avoir réussi.

 

En reposant lentement le combiné, je ressentais un grand vide... Oui, c'est ça un grand vide. Plus grand que la tristesse, plus grand que la colère. Comme si rien n'avait plus d'importance que ce vide auquel il allait falloir s'habituer pour continuer.

 

« Cécile est morte ce matin. Elle s'est jetée sous un train ». Ces deux phrases tournaient en boucle dans ma tête. Impossible de penser à autre chose. Le vide...

 

Qu'avait-il bien pu se passer ? Dérisoire question. Je ne le savais que trop. Le désespoir avait repris le dessus et avait gagné. Mon téléphone a sonné à nouveau mais je n'eus pas envie de répondre. Au bout du fil, il y avait sans doute un autre de la bande qui avait besoin de parler pour exorciser la douleur. Moi, je voulais juste être seul.

 

Seul avec mon souvenir de la dernière nuit que nous avions passée ensemble. C'était trois jours auparavant. Trois jours au cours desquels elle me semblait avoir réussi à passer le cap. Je m'en voulais d'avoir eu la présomption de croire qu'au cours de cette nuit où on avait causé, on avait pleuré, on avait ri et où elle m'avait fait la promesse de ne pas tout foutre en l'air, j'avais réussi à la réconforter un peu. Je m'en voulais d'avoir cru aux projets dans lesquels elle m'avait annoncé vouloir se lancer. C'était une bonne idée l'humanitaire...

 

Chaque matin, elle m'appelait. Elle me disait qu'elle allait mieux. Et moi, je ne voyais rien, trop content d'imaginer avoir été là au bon moment quand elle avait eu besoin de moi.

 

Trop content. Trop con, Roland.

 

 

 


 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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Lundi 9 août 2010 1 09 /08 /Août /2010 15:19

 

 

 

- T'étais où ?

 

Je ne sais pas pourquoi je lui avais posé cette question. Sans doute parce que, cette fois-là, il avait été absent plus longtemps qu'à l'accoutumée et que j'avais imaginé qu'il ne reviendrait pas. Pourtant, il avait fait comme il pratiquait depuis toujours.

 

Un jour, on n'avait plus eu de nouvelles ; les jours suivants n'ont plus. Au fil des semaines on avait perdu l'habitude d'aller voir chez lui s'il avait reparu. Nos visites s'étaient espacées. Certains avaient renoncé. Encore un que les limbes avaient avalé, grignoté par la lassitude, le manque d'inspiration ou l'impossibilité de se conformer aux règles du jeu.

 

Mais lui c'était différent, il revenait toujours. Il reprenait sa place et continuait son petit bonhomme de chemin en relançant son activité là où il l'avait laissée. A chaque fois, il tissait de nouveaux liens, se faisait de nouveaux compagnons, renouait avec quelques anciens. Et puis invariablement, il disparaissait pour une période indéterminée.

 

Mais cette fois son absence avait été terriblement longue. J'avais fini par penser que c'était fini. Ça me faisait mal.

 

Alors forcément, quand il a pointé son nez la semaine dernière, je me suis dit qu'il avait dû se passer quelque chose pendant tout ce temps. Peut-être avait-il été malade ? Peut-être la vie, sa vraie vie, pas l'une de celles qu'il nous racontait dans ses pages, lui avait-elle joué un de ses tours. Je m'attendais à ce qu'il dise qu'il avait été otage d'un un pays lointain, qu'il avait fait une longue retraite sur les chemins des montagnes himalayennes, ou même qu'il avait participé à une expérience scientifique l'obligeant à un isolement draconien. Avec lui tout était possible.

 

Alors, tout en sachant que je n'obtiendrais pas de réponse, j'avais lâché :

 

- T'étais où ?

Par Roland Ivy - Publié dans : Inclassable
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Dimanche 8 août 2010 7 08 /08 /Août /2010 16:24

 

 

A priori et par principe, j’aime tous les artistes.

 

-      Non Maman, je n’ai pas dit que j’aimais tout ce qu’ils font. Je veux dire par là que j’aime ce qu’ils sont, ce qu’ils représentent. Par leur démarche, leur positionnement, leur façon de nous proposer un autre regard sur le monde j’ai un avis positif sur les artistes, tous les artistes.

 

Bon je reprends. A priori et par principe, disais-je,  j’aime tous les artistes. Même si ce sont de fieffés coquins, de sales cons ou même des abrutis de première.

 

-      Mais oui, même André Verchuren. Ca n’a rien à voir avec le fait que je n’aime pas le musette, Maman. Il en faut pour tous les goûts. Mais non, je n’ai pas dit que André Verchuren était un sale con. S’il te plait, Maman, laisse-moi tranquille un moment. Il faut que je travaille…

Quelle idée j’ai eu de lui proposer de venir passer quelques jours à la maison. Quand est-ce qu’ils ont dit que les travaux dans sa chambre à la maison de retraite seraient finis ? Mardi… C’est ça mardi. Allez Roland, plus que deux jours…

Si je prends la plume aujourd’hui, c’est pour vous faire part d’une colère. Ce matin, Quichottine nous a fait part d’un événement fort désagréable. L’un de ses blogamis, Muab, a annoncé la fermeture imminente de son Musée à ciel ouvert car il avait reçu un message émanant d’une société de défense des droits d’une artiste lui indiquant qu’il contrevenait à l’article L 122-4 du Code de la Propriété Intellectuelle, qui stipule que « toute reproduction ou représentation d’une œuvre faite sans le consentement de l’auteur ou de ses ayants droit est illicite. »

-      Quoi Karen Sheryl ? Pourquoi j’aimais bien Karen Sheryl ? Maman… J’avais 13 ans !... Et puis comment te dire ? Tu vois la Karen, ben… on la voyait partout, elle avait de jolies dents, un regard malicieux et puis, avec les copains on n’était pas insensibles aux charmes de ses jolies guiboles. Surtout qu’elle était rarement habillée en dessous du genou, si tu vois ce que je veux dire. Non mais dis-donc, Maman, je ne suis jamais venu te dire quoi que ce soit quand tu te pâmais devant Tino Rossi, moi. Dans le genre gommeux, celui-là... C’est ça, retourne voir la télé. C’est dimanche après-midi, si ça se trouve, ils vont diffuser une émission souvenir sur Tino Rossi, ou sur Rodolphe Valentino…

J’en étais où ? Ah oui, Muab. Figurez-vous qu’il a eu une idée géniale. Il tient un blog consacré aux sculptures exposées en plein air. A chaque fois, il essaie d’en présenter l’auteur, le thème et tout le toutim avec une photo qu’il a pu réaliser lui-même ou que ses amis lui ont adressée. Un véritable travail d’amateur de l’art qui diffuse ses trouvailles à qui veut bien prendre la peine de les regarder.  Vous remarquerez, au passage, que ce faisant, il rend un vibrant hommage aux artistes vivants ou morts. A leur place, je serais plutôt flatté et content de cette publicité totalement gratuite, désintéressée et surtout sincère.

 

-      Mais non, je ne me suis pas pris de râteau avec Karen Sheryl. Si parfaitement, je suis allé la voir quand elle est passée à la salle des fêtes. Ca m’avait couté 130 francs… Toutes mes économies. Oui, madame, même qu’on était arrivés trois heures avant l’ouverture des portes. A ce prix-là, on voulait être au premier rang, dans la fosse, juste en dessous d’elle, avec une vue directe sur sa petite cul… Et puis zut, Maman, tu me fais dire n’importe quoi. Après le concert, on est allés lui demander un autographe. C’est Raoul qui lui a proposé de venir boire un verre. Elle a rigolé. Une histoire de gamins, Maman.

Pourquoi elle me parle de ça ? J’avais presque oublié. C’était il y a si longtemps. Sacrée petite vieille, tiens… Est-ce je vais avoir des ennuis avec l’image de Karen Sheryl ? De toute façon, on n’avait pas pris de photo… Bref, il parait qu’une artiste sculptrice, s’est estimée spoliée au motif que l’image de son œuvre était utilisée sur le blog de Muab sans son autorisation… Il envisage de tout écraser. Je crois qu’il fait une erreur. A mon avis, il y a moyen de sauver le reste du travail de Muab quitte à retirer le cliché incriminé. Encore une histoire de sous… N’empêche que ça me donne une idée. Je vais créer une société qui va attaquer tous les gugusses qui mettent en ligne leurs photos de vacances. Pas n’importe lesquelles, les paysages naturels exclusivement…

 

-      Oui, Maman ? C’est promis, dans quelques minutes on va faire un tour au parc. Pour voir les statues de Maillol ? Si tu veux. C’est vrai qu’elles sont magnifiques depuis qu’elles ont été nettoyées. C’est ça, va te préparer.

Maintenant, je vous explique mon idée. Les paysages, surtout ceux qui mettent en scène des sites vierges de toute civilisation sont l’œuvre de Dieu. Et qui lui a demandé l’autorisation de les mettre en ligne ?  Personne. Je sais que certains vont me contester que Dieu est mort depuis belle lurette. C’est là que je sors ma botte secrète. Vu que, Maman a absolument voulu que je sois baptisé et que depuis lors, je suis « enfant de Dieu », me voici devenu son ayant droit naturel… Cqfd.

 

-      Maman, j’ai fini. On peut y aller. Quoi, tu ne veux pas sortir. Tu veux regarder l’émission sur les chansons d’autrefois. C’est sur quel chanteur ? Tino Rossi… Ben voyons. Et qui présente l’émission ? Karen Sheryl… Oh, Maman…

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Histoires comme ça
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