Mardi 8 avril 2008
 

Comme promis pendant MES congés, je vous adresse des devoirs de vacances à faire pendant mon absence. Pour le mode d'emploi, reportez-vous à l'article paru vendredi 04/04.

 

Quatrième exercice : Les pages roses

 

Les pages roses, vous connaissez ? Vous savez dans le dictionnaire ? Mais si, les locutions latines, grecques et étrangères, les proverbes, sentences et maximes et puis les mots historiques.

 

L'idée est de construire une histoire en s'appuyant sur l'une des citations figurant dans les pages roses. Vous êtes totalement libres du traitement. Vous pouvez ou non citer votre source, l'illustrer ou la détourner. Je vous fais confiance.

 

Alea jacta est

 

A demain

Roland.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 7 avril 2008
 

Comme promis pendant MES congés, je vous adresse des devoirs de vacances à faire pendant mon absence. Pour le mode d'emploi, reportez-vous à l'article paru vendredi 04/04.

 

Troisième exercice : La dernière phrase

 

Je vous donne la dernière phrase de votre texte et vous vous débrouillez pour ce qu'il y a avant.

 

Elle est tirée de mon chapeau comme celle d'hier Dylan Ivor n'étant que l'anagramme de Roland Ivy...

 

A demain

 

Roland.

 

Phrase de fin

Et la porte se referma.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Dimanche 6 avril 2008
 

Comme promis pendant MES congés, je vous adresse des devoirs de vacances à faire pendant mon absence. Pour le mode d'emploi, reportez-vous à l'article paru vendredi 04/04.

 

Deuxième exercice : La première phrase

 

Je vous donne la première phrase de votre texte et vous vous débrouillez pour la suite.

 

Elle est tirée d'un roman de l'auteur américain Dylan Ivor : Maudit Crépuscule, paru en 2006 aux Editions de l'Absence, Berne.

 

A demain

 

Roland.

 

Phrase de départ

Bien que dans l'obscurité la plus absolue, je sentais la rue qui s'éveillait.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Samedi 5 avril 2008
 

Comme promis pendant MES congés, je vous adresse des devoirs de vacances à faire pendant mon absence. Pour le mode d'emploi, reportez-vous à l'article paru vendredi 04/04.

 

Premier exercice : Le rallye

 

Il s'agit d'écrire un texte, un poème, une nouvelle, une lettre, un billet, un télégramme, un article de journal... ce que vous voulez en utilisant dans l'ordre qui vous convient tous les mots de la liste donnée ci-après. Toutes les adaptations liées à la grammaire sont acceptées (accord, marque de conjugaison...)

 

Je sais que c'est un peu simple et convenu mais il ne s'agirait pas de vous dégoûter dès le premier jour.

 

A demain

 

Roland.

 

Mots à utiliser :

Affût, secourir, improbable, télécommande, indubitablement, souhait, tâter, possible, martinet, sustenter, gaillard, orifice.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 4 avril 2008

Désolé (tu parles !), je prends à nouveau quelques jours de congé.

 

Mais cette fois, je ne vous laisse pas tout seuls. Depuis que j'ai découvert les joies de la publication différée, je sais comment faire pour être encore là quand je ne le suis plus.

 

Donc à partir de demain, vous pourrez lire des articles que je vous ai préparés avant de mettre la clé sous le paillasson de mon blog. A vrai dire, il s'agit plutôt de devoirs de vacances que je vous invite à réaliser pendant mon absence.

 

Mode d'emploi :

Chaque jour, une proposition d'écriture vous sera faite. Vous êtes libres d'y participer ou pas mais, à mon retour, je vais relever les compteurs et je saurai bien apprécier votre intérêt à l'aune de vos participations...

 

Pour faire connaître votre production à la Terre entière et par delà la Galaxie, c'est très simple :

 

  1. Vous avez votre propre blog et vous avez mis le fruit de votre travail en ligne. Il suffit de m'adresser un commentaire dans lequel vous coupez/collez un lien vers votre article.

  2. Vous n'avez pas de blog ou vous ne souhaitez pas mettre votre production sur votre propre site. Là encore, vous m'envoyez un commentaire et vous le coupez/collez directement dans le corps de texte.

 

C'est tout bête. Je ramasse les copies à mon retour.

D'ici-là, soyez créatifs et portez vous bien.

 

Roland

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Jeudi 3 avril 2008
 

 

 

- Ah Père François, c'est vous. Bonjour. Entrez donc.

- Bonjour, Roland, bonjour. La petite est-elle prête ?

- Presque. Elle est déjà habillée. On lui a mis la robe que les gens de la Maison du Roi ont déposée hier. Sa mère est juste en train de la coiffer.

- Qu'elles se dépêchent, Roland. Le carrosse va bientôt arriver. C'est un grand jour pour notre paroisse, mon fils. Il ne s'agirait pas d'être en retard.

- Je vais les prévenir. Voulez-vous boire quelque chose en attendant ?

- Ma foi, pourquoi pas ? Mais vite.

- Servez-vous alors. Il y a des gobelets sur la table ; le cruchon contient du vin nouveau.

 

Lorsque je suis arrivé dans la chambre, j'ai eu de la peine à reconnaître ma petite Charlotte. Toute de blanc vêtue, elle semblait un ange dans sa robe de dentelle. Ses longs cheveux d'or avaient été tressés et Marie avait inséré des boutons de roses dans les plis des nattes remontées en couronne autour de la tête. Toutes les deux me souriaient lorsque nous avons entendu les chevaux qui arrivaient devant la maison.

 

- Roland, dépêchez-vous. Ils sont là.

- Nous arrivons, Père François.

 

Dans le carrosse, nous observions la foule qui s'était massée tout le long de la Côte des Bruyères. Les gens nous acclamaient, ils semblaient heureux de nous voir passer. Notre curé rayonnait.

 

- Quelle journée pour Meudon ! Quelle chance pour la paroisse de Bellevue ! Avoir été désignés par Monseigneur l'Evêque. C'est le plus beau jour de ma vie. Charlotte, je n'aurais jamais imaginé que je te doive un tel honneur le jour où je t'ai baptisée. Merci, ma petite, merci. Et merci à vous deux, Roland et Marie.

 

Nous étions tous les trois silencieux et plutôt impressionnés par ce qui nous arrivait. Parvenus au bord de la Seine, la foule était très nombreuse. Les cavaliers qui nous précédaient criaient en direction des badauds qui cherchaient à voir quels étaient les passagers de ce carrosse si pressé.

 

- Place ! Place ! Écartez-vous ! Place !

 

Presque sans ralentir, le carrosse s'est engouffré dans le parc du château de Saint Cloud et les grilles se sont refermées derrière nous. Nous nous sommes retrouvés à cheminer seuls sur les allées de sable sous les arbres taillés. Le silence qui contrastait avec la cohue de la rue était très étonnant. Puis, le carrosse s'est arrêté sur l'esplanade derrière le château. Le Père François en est sorti et a entraîné Charlotte avec lui.

 

- Je vous la ramène quand c'est terminé. Dieu vous bénisse, mes enfants.

 

Nous l'avons vu jouer des coudes pour se faire un chemin vers une estrade qui avait été dressée. Puis, ils ont disparu dans la foule des nobles personnes qui se pressaient autour de l'estrade.

 

Ce n'est qu'après quelques minutes que nous les avons vu surgir sur l'estrade où le Roi et sa suite attendaient. Le Roi semblait impatient, il arpentait l'estrade de long en large.

 

- Tout notre peuple aura pu l'admirer avant nous. Allons donc à sa rencontre.

- Voyons Majesté. C'est à la girafe d'être conduite au Roi, et non pas au souverain de se précipiter comme le vulgaire au devant du cadeau qu'on lui fait.

- C'est vrai, Sire. Le pacha d'Égypte vous a fait don de cet animal pour enrichir le zoo royal du Jardin des Plantes l'an dernier. Nous lui avons fait traverser les mers et venir à pied depuis Marseille. Elle est désormais pratiquement arrivée jusqu'à votre personne. C'est une question de minutes maintenant.

- Et bien qu'on nous serve des rafraîchissements. Nous n'en pouvons plus d'attendre.

 

C'est à ce moment là qu'elle est arrivée. D'abord, il y a eu comme une clameur, un flottement dans la foule massée à l'entrée principale du parc. Puis, on a pu deviner sa tête qui émergeait. Enfin, on a tous pu la voir remonter l'allée principale. Elle semblait immense accompagnée de chaque côté par deux personnes. Un vieil homme tout voûté marchait à sa droite. Ses pas étaient difficiles. Tous les regards se portaient sur l'homme à la peau sombre qui avançait de l'autre côté de la girafe en la tenant par une laisse.

 

- Majesté, l'animal va vous être présenté par Monsieur Geoffroy Saint Hilaire, c'est le directeur du Jardin des Plantes.

- Très bien, très bien. Mais pourquoi marche-t-il avec tant de difficultés ?

- Monsieur Saint Hilaire souffre de rhumatismes, Majesté. Il a tenu à se charger lui-même de la translation de l'animal avec lequel il a réalisé le voyage depuis la ville d'Alexandrie en Égypte.

- Bon. Pourvu qu'il ne traîne pas en route. Il me tarde de la voir de près.

 

Durant la longue procession depuis la porte d'honneur du parc jusqu'à l'estrade où se tenait le Roi, nous avons tous pu observer la girafe et son étrange guide. Sa peau jaune , toute tachée de brun, était en partie recouverte d'une longue robe ridicule dans laquelle elle se prenait les pattes.

 

- Majesté. J'ai l'honneur de vous amener ce jour un présent du Sultan d'Égypte Méhémet-Ali. Ce noble animal est une girafe. Elle a été baptisée Zarafa ce qui, en langue arabe, signifie charmante. Elle a fait toute la route depuis Marseille où nous l'avions fait venir par bateau spécial. Nous avions aménagé un trou dans le pont supérieur pour que son cou puisse en sortir. Elle est accompagnée de son gardien nubien, Atir. L'un et l'autre vous présentent tous leurs hommages...

 

Le Roi n'écoutait pas le long discours du vieux savant. Il n'avait d'yeux que pour la girafe dont le cou se balançait de droite à gauche. Quand les applaudissements ponctuant la fin du discours l'ont sorti de sa rêverie, Charles X s'est avancé vers Zarafa.

 

- Qu'est-ce qu'elle mange ?

- Elle est herbivore, Majesté. Si vous voulez lui faire goûter quelques fleurs. La demoiselle que voilà va vous les apporter.

 

Poussée en avant par le Père François, notre petite Charlotte s'est approchée. Elle portait un panier rempli de pétales de roses. Le roi de France y plongea une main tremblante qu'il tendit ensuite pleine de fleurs vers sa girafe.

par Roland Ivy publié dans : F(r)ictions historiques communauté : Au fil des mots
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Mardi 1 avril 2008
 

Une fois n'est pas coutume, hier, c'était soirée télé... Au programme, une série américaine « FBI – Portés disparus » (En VO, Without a trace). Je ne sais pas si vous connaissez la série, plutôt bien faite d'ailleurs. En gros, une section spéciale d'agents du FBI est chargée, à chaque épisode, de retrouver au plus vite une personne qui a disparue. On suit le minutieux travail de fourmi de l'agent Jack Malone et de ses collègues dans la reconstitution de l'emploi du temps de la victime au cours des heures, jours et mois qui ont précédé la disparition. L'équipe est dynamique, opiniâtre, futée et pour tout dire diablement efficace même si la fin n'est pas toujours heureuse.


Au fur et à mesure de l'enquête, qui avance au rythme des « disparu de puis ...heures », on en apprend davantage sur le personnage recherché. Les pistes se nouent et se dénouent régulièrement. Les suspects se découvrent, les alibis tombent, les fausses pistes suivent les vraies solutions. On suit les espoirs et découragements de l'équipe au visage plutôt sympathique pour le spectateur.


Seulement hier – et c'était une bonne idée des scénaristes -, dans le deuxième épisode de la soirée spéciale, on basculait de l'autre côté du miroir. On ne suivait pas l'enquête auprès des collègues de Malone ; on la suivait du côté des parents d'un jeune de 15 ans qui n'est pas rentré à la suite d'une soirée passée en dehors de chez lui. L'épisode était intitulé « De l'autre côté » (A day in the life).


Là, l'ambiance était totalement différente. Ces monsieur-et-madame-tout-le-monde-chez-qui-tout-va-bien-merci-pour-eux passent par toutes les couleurs. Il faut dire que rien ne leur est épargné. Pour faire court, en 52 minutes, ils découvrent la disparition de leur fils, cherchent à le joindre partout, font appel à la police, voient débarquer chez eux le FBI qui les interroge séparément et fouille dans les affaires de leur fils, ils ne reçoivent pas beaucoup d'informations, apprennent que leur fils a rencontré un dealer, que son vélo a été trouvé détruit à l'autre bout de la ville. L'angoisse fait place au doute quand chacun apprend des aspects de son fils que son conjoint lui a cachés...


Après 40 heures, on les amène à la morgue où un garçon « non identifiable mais qui correspond au profil de leur fils » leur est présenté. Il s'agit d'une fausse piste. Ouf !


Finalement, un témoin apparaît et permet de retrouver la trace de leur enfant qui se trouve retenu par un salaud quelconque dans un hangar où on les conduit. Impuissants et maintenus à l'écart, ils assistent à la libération de leur fils par radio interposée, avec coups de feu angoissants entendus...


Certes, leur fils est blessé aux jambes mais ils le retrouvent vivant à l'hôpital où ils n'ont pas un regard pour Malone et ses coéquipiers... D'ailleurs, ces derniers ont déjà été appelés. Une autre affaire les attend...


Générique, pub, goût amer dans la bouche...


J'aurais peut-être mieux fait de ne pas regarder la télé et de passer vous voir...

par Roland Ivy publié dans : Humeurs
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Lundi 31 mars 2008
Le mois dernier, je n'ai pas publié de hit parade mensuel. J'étais peut-être encore en hibernation...

Comme d'habitude, d'abord le top-5 des articles les plus visités :

1. Echappé belle
2. Jouer sa vie en moins de 50 secondes
3. Mes chères études
4. Should I stay or should I go ?
5. Le lundi de Roland

Cette fois encore, voici la liste dans l'ordre décroissant de mes articles préférés du mois :

1. Au bord de la route
2. Jouer sa vie en moins de 50 secondes
3. Echappé belle
4. En marge de la réception
5. Saint Valentin (Qui date du mois précédent mais qui n'avait pas eu droit à une publication dans mon top personnel...)

Un grand merci à tous pour votre fréquentation régulière malgré ma modeste production ce mois-ci et ma faible fréquentation de vos propres sites.


par Roland Ivy publié dans : Hits parades mensuels communauté : Au fil des mots
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Samedi 29 mars 2008

Alors que la Chris passait une « tragique nuit blanche à arpenter salon-couloir-atelier et retour en semant clopes partout, tenaillée par le terrible dilemme de sa réponse promise » à laquelle elle s'est attelée dès potron minet, le Roland passait une courte mais réparatrice nuit de sommeil après un copieux et arrosé dîner passé chez des amis.


Au matin, celui qu'elle nomme, avec tant de mansuétude et d'affection mêlées, un « écriveur du net » mais qui ne se considère, quant à lui, que comme étant un modeste « scribouillard du net » s'est levé frais et dispos pour rejoindre son lieu de travail qu'il doit encore fréquenter dans la matinée avant de profiter de cette fin de semaine qui marquera le passage à l'heure d'été. Pour être très franc, cette accélération des aiguilles de la montre pendant cette nuit particulière de aujourd'hui à demain est un moment qu'il apprécie particulièrement parce, chaque année, il en ressent comme un réel coup de fouet dans son métabolisme. Les soirées plus longues, le réveil de la nature et tutti quanti sonnent pour lui la fin de l'hiver...


Mais, là n'est pas la question et je vous prie d'excuser cette parenthèse totalement hors du propos de la joute que je goûte puisque cet amical échange de point de vues (et images du monde) en joute s'est transformée en cours de route, sans que je l'ai souhaité d'ailleurs. (N'en fais pas trop Louloute me rajouté-je, pris par le doute...)


Donc, si je résume, avec toute la mècitude empreinte d'esprit mathématique qui est sensée me caractériser, il existerait une écriture mâle ET une écriture femelle... Leurs centres d'intérêt et leurs façon de s'exprimer, sans parler de la teneur-même ce qu'ils racontent respectivement seraient totalement différents...


Putain-de-bordel-de-merde-aqueux-de-Bon-Dieu-mais-c'est-bien-sûr !!!!!!... Force est donc pour le Roland de constater qu'il existe sur Terre des mecs et des nanas.... En voilà, mon gars, une découverte intéressante. J'avais bien remarqué que j'avais une attirance particulière pour les secondes, mais je dois dire que ça m'ouvre des perspectives véritablement intéressantes.


Sans l'ombre d'un doute, notre volcanique et transalpine camarade de jeu a-t-elle totalement raison...


Remarquez, à ce moment du récit, l'élégance du geste du Roland (Ce geste, soyez-en assurés, n'a rien à voir avec de la galanterie) qui s'incline devant la pertinence des propos tenus par Chris. Si joute il eut, elle en est incontestablement la gagnante.


Clap...Clap...Clap... (Foule en délire, hennissements et vivas, trompettes, etc...)


Cata-strophe : Dernière strophe de la tragédie dans laquelle arrive un événement (généralement funeste) même si le sens a considérablement évolué au cour des siècles (Putain, il me reste, à moi aussi des bribes de mes années fac... Je ne l'aurais jamais cru...).


Catastrophe, donc, de cette tragédie que je préfère transformer en tragi-comédie : Le Roland se trouve maintenant confronté à un dilemme. Vais-je intégrer dans mes écrits la dimension qui m'est maintenant révélée et écrire des textes à destination exclusive et respective des mecs et des nanas ou vais-je continuer à m'en foutre comme de ma première couche-culotte et produire mes petits textes à destination de ceux qui voudront bien porter un regard dessus, indépendamment de leur sexe ?


Je conviens avec vous que je conclue sur une pirouette car la joute nous a juste révélé qu'il existait une écriture sexuée. Mais j'imagine qu'il en est de même du lectorat...


Grosse bise à tous mecs et nanas


Roland, Scribouillard dés-hiberné

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : L'écriture dans tous ses états
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Vendredi 28 mars 2008
 

Incroyable, voici le plus long commentaire que j'ai jamais posté..........


Bon courage à tous


Il y a des jours où je pourris mon emploi du temps parce qu'il m'empêche de réagir au jour le jour aux articles des un(e)s et de autres. Mais, parfois, ça me donne un avantage...


Hier, Chris-la-rebelle-iconoclaste-flamboyante-mangeuse-de-tout-en-particulier-la-connerie-humaine nous a pondu un texte éloge des mâles-écrivants du net à faire rosir les plus endurcis d'entre nous (les mâles). J'aurais pu, si j'en avais eu le temps, la remercier piteusement de tant de bonnes dispositions à notre endroit mais il me semblait que tant de pommade appliquée allait nous réserver un de ses retours de manivelle dont elle a le secret...


Et paf............. Ce matin, bonne pioche, elle nous sert un grand coup de pompe dans la fourmilière histoire de ne pas nous laisser nous endormir sur nos lauriers. Pire, non contente de pousser son coup de gueule salutaire, c'est toute la gentille communauté du net, masculine et féminine, qu'elle secoue à cette occasion.


Elle nous encourage à nous remuer un grand coup et d'arrêter de nous regarder le nombril en nous auto-censurant et en acceptant, enfin, d'assumer la liberté que nous revendiquons pourtant en permanence sur nos blogs. Dont acte !


Pourtant, je revendique, moi, le fait de faire de la résistance à un tel appel du large au nom de ce que je suis, de ce que je peux/veux être, de ce que je ne peux/veux pas être.


Alors, juste parce que son article d'hier ne me laisse pas indifférent, je vais reprendre ses arguments sur les mâles-écrivants et tenter de vous montrer que je suis à la fois ce qu'elle dit................. et son contraire.


« Les mecs écriveurs sont d'un charme et d'une tendresse infinis ».


Ca, il faut dire que ça flatte et que c'est toujours bon à prendre. Pour ce qui est du charme et de la tendresse, permets-moi de dire que tu ne vois que la partie immergée de l'iceberg. Tu ne sais rien de ce que sont nos vies sont en réalité et, peut-être mes textes ne sont-ils que ce que je veux bien publier – rendre public, comme tu le dis - . Derrière les écrits de Roland, il y a peut-être un gros rustre égoïste qui, d'ailleurs, se planque derrière un pseudo de façon à ce que ses proches ne viennent pas lui chercher des noises et ne lui demandent de mettre en application certaines des belles attitudes que Roland semble avoir.


« Le mec écriveur a la grande qualité d'être.... Rare !!!!!!!


Tout faux ma grande. Je ne suis pas rare...... Je suis unique !........ Depuis ma première rage de dents jusque dans les claques que j'ai pris dans la poire, en passant par la pression psychologique exercée sur moi par ma mère et sans oublier les bonheurs que la vie m'a réservés. Il n'existe personne sur terre qui a eu le même parcours que moi. De même, il n'y a personne comme toi. Tous pareils mais tous totalement différents !!!!!!!!!!!!!!!!!


« ... Sincère sans pouvoir rien y faire... »


Totalement juste et totalement incomplet, mêmes remarques que pour le "charme et la tendresse infinis".


« ... adorablement, virilement agressif !!!! »


S'il y a bien un truc dont je me moque éperdument, c'est ma virilité. Tout au plus - et je rejoins ton deuxième article - je prends la peine de ne pas exhiber d'attributs féminins de façon à passer plus inaperçu dans ce domaine. Alors agressif ? Pas plus, pas moins que les nanas que je peux rencontrer. Peut-être un problème de glandes ?.... J'en sais rien... Je crois plutôt que certaines situations que nous vivons nous mettent tous dans un état d'agressivité passager ou permanent. Ceux qui me connaissent remarquent davantage chez moi une capacité à juguler de manière étonnante la réactivité qui pourrait être la mienne face à des contradicteurs...


« Complet... Circulaire... encyclopédique de la Pensée »


Rien que du vent, Chris. Une illusion... Au contraire, lacunaire, fainéant, inculte, superficiel. Fait de doute permanent...


« Vrai !!! »


J'avais envie de répondre « Vrai... » mais je ne suis pas certain de parler vrai à chaque fois que je couche quelque chose sur le papier... Il a tellement de mes gribouillis infâmes qui finissent dans la corbeille et/ou stagnent dans mes tiroirs. De plus, j'ai souvenir d'un texte totalement fictif que j'ai balancé un certain vendredi d'une semaine où j'avais été volontairement absent du net et qui faisait plus vrai que nature. Ce n'était qu'une odieuse mystification...


« Constructif !!!!!!!!!! »


Objection, je n'écris pas pour construire mais pour éviter que cette chienne de vie ne me détruise !!!!!!!


« Incisif !!!!! »


Plût au ciel que ce soit le cas. Quand je me relis, après quelque temps, je me demande toujours pourquoi j'ai tant tortillé du derrière pour dire ce qui aurait pu l'être en trois phrases. Incisif, pour moi, c'est Bill qui scratche tout son blog et indiquant : « La liberté, c'est ça ! »


« Chaleureux !!!! »


Putain de bordel de merde. Alors pourquoi toute cette misère autour de moi ?..... Pourquoi je n'arrive pas à réchauffer un peu ceux que je croise ?..... Je sais, je ne suis pas JC ton copain du week-end dernier, je ne peux pas prendre toute le misère du monde sur mes épaules mais il y a des jours où je voudrais tant en retirer ne serait-ce qu'un tout petit peu. Désolé...


« Parfait !!!!!!!! »


Sans commentaire...


Sur ce, je te bise et tes lecteurs aussi par la même occasion.

Roland

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