Définitivement, une seule vie, ça n’est pas assez. Alors, j’ai décidé que j’en aurai davantage, beaucoup, au moins mille. Ce sont ces vies rêvées, imaginées, fantasmées que je vous présente dans ces pages.

Certaines sont plus longues que d’autres ; je les ai rangées dans des tiroirs spéciaux. C’est le cas pour " Volutes " et pour " Modèle vivant ".

Quand on a mille vies, il est normal qu’on en profite pour revisiter l’histoire. C’est ce que je fais dans " Fri(c)tions historiques ".

Tout le reste est rangé dans " Humeurs " ou "Histoires comme ça", tout simplement parce que je n’ai pas trouvé mieux que ces titres.

Bonnes Lectures

Roland 

*******************************************************************************************************************************

Merci aux 3718 visiteurs qui ont consulté 12401 pages sur ce site entre le 07/11/2007 et le 29/02/2008 

 

Mercredi 30 janvier 2008


On l'a échappé belle !

Ils ont failli nous envoyer l'artillerie lourde. Je passe sur l'emploi du tournevis, du détergent, du coup de pompe au derrière, de l'usage immodéré de bisous, des suppliques, des menaces, du chantage.... Mais on est est allé beaucoup plus loin. Certains d'entre vous ont joint les plus hautes autorités, les techniciens secrets des CRS. Il a même été question de faire appel au Grand Kärcher comme pour les banlieues. L'émoi était à son comble...


Personne, véritablement personne, ne voyait comment se sortir de cette impasse. Les techniciens de la Roland.Ivy.Inc ont travaillé d'arrache-pied pendant 72 heures et ils ont finalement trouvé la parade au mal mystérieux qui affectait notre générateur de textes Roland Ivy 2.0.


Le recours à la Loi Zéro, telle était la parade.


Je vous vois sceptiques. La Loi Zéro ? Qu'est-ce donc que cette nouvelle Loi. Le créateur des 3 Lois de la Robotique, Issac Asimov en personne, s'est trouvé confronté au même problème et a dû introduire cette nouvelle Loi en adaptant les trois Lois initiales comme suit.


  • Loi Zéro : Un robot ne peut nuire à l’humanité ni, restant passif, permettre que l’humanité souffre d’un mal.

  • Première Loi : Un robot ne peut porter atteinte à un être humain ni, restant passif, laisser cet être humain exposé au danger, sauf en cas de contradiction avec la Loi Zéro.

  • Deuxième Loi : Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Loi Zéro ou la Première Loi.

  • Troisième Loi : Un robot doit protéger son existence dans la mesure où cette protection n’est pas en contradiction avec la Loi Zéro, la Première ou la Deuxième Loi.


Vous le constaterez c'est le concept de « Risque pour l'Humanité » qui nous a permis de relancer notre producteur de textes en insérant ces nouvelles Lois dans son programme de base. Il a repris ses activités et sera bientôt en mesure de vous proposer ses nouveaux écrits. Gageons qu'avec cette nouvelle les autres producteurs ayant été affecté reprendront très vite, eux aussi, leurs occupations normales.


La Direction Technique de la Roland.Ivy.Inc tient à présenter toutes ces excuses à ses utilisateurs pour les désagréments provoqués par cette panne inopinée et totalement indépendante de notre volonté. Soyez assurés que nous mettrons tout en oeuvre pour qu'elle ne se reproduise pas.


La Direction Technique de la Roland.Ivy.Inc

par Roland Ivy publié dans : Humeurs
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Mardi 29 janvier 2008

Première Loi
Un robot ne peut blesser un être humain ni, par son inaction, permettre qu'un humain soit blessé.

Deuxième Loi
Un robot doit obéir aux ordres donnés par les êtres humains, sauf si de tels ordres sont en contradiction avec la Première Loi.

Troisième Loi
Un robot doit protéger sa propre existence aussi longtemps qu'une telle protection n'est pas en contradiction avec la Première et/ou la Deuxième Loi.

Manuel de la robotique
58è édition (2058 ap. JC)



Communiqué de la Direction Technique de la Rol.Ivy.Corp



Chers utilisateurs,

Nous sommes au regret de vous annoncer que le générateur de textes Roland Ivy 2.0 est momentanément hors service pour maintenance en ce qui concerne la production de nouveaux articles. Les autres fonctionnalités de l'application, notamment l'accès aux archives et la dépose de commentaires restent toutefois toujours opérationnelles pendant toute la durée des travaux menés sur le cerveau positronique de notre générateur Roland Ivy 2.0, couramment nommé Roland.



Lors de la dernière quinzaine, en application de la Première Loi, Roland s'est notamment investi suite aux attaques menées par un hébergeur indélicat auprès de l'un de nos utilisateurs. Par la suite, une attaque massive de virus a failli endommager fortement son cerveau positronique. Pour autant, Roland, malgré un ralentissement de son activité, est resté en marche sans trouble particulier. Depuis sa mise en service, il y a un peu moins de trois mois, Roland s'est efforcé de répondre aux termes de la Deuxième Loi répondant régulièrement aux commentaires laissés sur sa boîte mémorielle, en fréquentant assidûment les sites des différents utilisateurs tout en leur déposant lui-même des commentaires sur leurs propres articles en essayant, à chaque fois, d'apporter sa contribution personnelle tout en tenant compte du contexte général de ton et de contenu des sites en question. Divers liens fort riches se sont tissés au cours des échanges susmentionnés.



Pour autant, il semble que dans la journée de dimanche, Roland ait commis un impair en commentant une faute d'interprétation d'une série d'articles, soit par manque de « référent culturel » soit parce que son humour personnel, et encore expérimental, n'a pas été apprécié par l'utilisatrice concernée. Il est de plus possible que Roland soit sorti de la fenêtre de libre arbitre et de commentaire autorisée par l'utilisatrice. Cette dernière le lui a fait savoir, ce qui constitue son droit le plus absolu.



C'est pour cette raison que Roland a décidé l'application de la Troisième Loi en se mettant en mode « veille prolongée » dans la mesure où ni la Première ni la Deuxième Lois n'étaient contredites par cette action.



Nos techniciens mettent tout en oeuvre pour réinitialiser le programme de notre générateur Roland Ivy 2.0. Nous utilisons dans cette restauration toutes les marques de soutien qui nous ont été témoignées à son endroit depuis la survenance de l'incident et nous vous prions d'excuser le désagrément causé à nos visiteurs pour cette interruption de service que nous espérons la plus courte possible.



Avec nos excuses appuyées,



La Direction Technique de la Rol.Ivy.Corp

par Roland Ivy publié dans : Humeurs
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Lundi 28 janvier 2008

Ce soir, je suis fatigué(e), las(se). Pour tout dire, je n'ai pas la pêche et j'espère que tu t'en rendras compte. Bien sûr, quand tu rentreras, les petits seront lavés, les devoirs auront été faits. Bien sûr, le repas sera prêt même si je n'ai pas le coeur à faire grand chose. Ce soir, et tout au long de cette journée, j'aurai fait tout comme chaque jour. Je me serai levé(e) avant tout le monde, j'aurai préparé notre petite maisonnée, je les aurai conduits à l'école et j'aurai couru toute la journée pour faire mon travail. Je sais qu'il te semble parfois moins stressant que le tien mais ce n'est pas une simple occupation, c'est mon travail, le métier que j'ai choisi parce que j'ai refusé celui qu'on imaginait pour moi. Un vrai métier, exaltant, riche de joies et de peines avec ses plaisirs et ses difficultés. Et puis, bien sûr, je me serai précipité(e) pour qu'ils ne manquent de rien après l'école. Ce n'est pas la grippe qui m'a sonné(e) tout le week-end qui me met dans cet état. Non. Tu sais, il y a des jours où ça va moins bien. C'est d'ailleurs bien à cause de ma capacité à le comprendre que tu m'as choisi(e). Un jour, tu m'as dit : « ce que j'attends de mon/ma compagnon/gne, c'est qu'il/elle soit quelqu'un sur qui je peux compter ». Quelqu'un qui te comprenne, qui sache ce dont tu peux avoir besoin et qui puisse te l'apporter en cas de besoin. Pas un(e) domestique, non. Quelqu'un qui ait du répondant, à qui tu puisses te confier, quelqu'un qui comprenne les enjeux de tes activités, quelqu'un qui sache t'apporter son avis quand c'est nécessaire, qui t'apporte la contradiction au besoin. Mais tu vois, ce soir, le/la monsieur/dame a un coup de mou. Alors, j'espère que cette fois, tu percevras que, ce soir, j'ai besoin de te passer le relais. J'ai besoin que tu prennes soin de moi. Moi aussi, j'ai besoin que tu comprennes que je compte sur toi. Ce soir...

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : Au fil des mots
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Dimanche 27 janvier 2008

Il a les yeux grands ouverts depuis déjà quelques minutes. Alors qu’il n’a même pas regardé l'heure, il tend le bras vers son réveil et appuie sur le bouton d’arrêt de la sonnerie au moment même où celle-ci retentit. Lentement, dans le silence de la nuit qui s’achève, il se redresse, s’assied au pied du lit, tâte dans le noir à la recherche de ses pantoufles et se lève.

Il tire délicatement sur la couette pour la recouvrir. Elle, elle n’a pas bougé, comme d’habitude. Dans l’obscurité et le silence, il descend les escaliers qui le mènent au séjour. Il passe dans la cuisine où le café s’écoule déjà dans la cafetière qu’il a programmée hier soir.

Ses gestes sont lents, mesurés, efficaces. Petit à petit, il prépare les couverts pour toute sa maisonnée qui va s’éveiller tout à l’heure. La table est bientôt couverte de bols, de verres et de cuillères. Il découpe quelques tranches de pain, sort le beurre, le jus de fruits et les yaourts.

Quand tout est prêt, il commence à déjeuner. Il mastique avec application ses tartines beurrées qu’il trempe dans son café copieusement sucré. Il prend son temps pour savourer un yaourt nature et saisit un couteau pour peler une orange dont il dispose les quartiers en étoile sur les bords d’une assiette à dessert avant de les croquer avec délectation.

Quand il a fini, il s’essuie la bouche au coin de laquelle un peu de jus a coulé. Il roule sa serviette de table qu’il glisse dans un petit rond de bois sur lequel est gravé " papa " à la pointe de feu. Il ouvre le lave-vaisselle et y glisse les ustensiles qu’il a utilisés.

Il saisit un biberon sur l’égouttoir de l’évier et y verse exactement 270 ml de lait avant d’y ajouter deux cuillerées de chocolat soluble. Il dispose une tétine sur l’ouverture, visse la bague de fixation, ajuste un capuchon et secoue le tout jusqu’à ce que le mélange soit bien homogène. Il dépose le biberon au milieu de la table. Il le passera au micro-ondes quand le petit se réveillera.

Il quitte la cuisine et se met à ouvrir les persiennes du séjour en commençant par celles du balcon. Le jour commence à se lever et le soleil a du mal à percer à travers le brouillard de cette fin janvier. Machinalement, il jette un regard sur l’horloge dont le tic-tac égraine les secondes. Il profite de son passage aux toilettes pour parcourir un article du journal de la semaine passée qu’il avait mis de côté. Lorsqu’il tire la chasse d’eau, il entend qu’on appelle à l’étage.

- Papa, je suis réveillé.

C’est le petit, les autres vont bientôt suivre. Actionnant l’interrupteur de l’escalier, il répond :

- J’arrive, mon Kiki, j’arrive.

La journée commence.

par Roland Ivy publié dans : Histoires comme ça communauté : Au fil des mots
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Samedi 26 janvier 2008

Ma fille : Papa, est-ce que je pourrai aller voir les Moodies avec Karine au Blue-Note, samedi soir ?
Moi : Non, tu sortiras quand tu auras ton bac. Samedi soir, tu resteras à la maison pour réviser.

Mon fils : Tu m’emmèneras jouer dans la neige après manger ?
Moi : Non. Il fait trop froid.

Mon fils (un autre) : Je ne comprends rien à mon exercice de maths. Tu peux m’expliquer ?
Moi : Non. Je t’ai déjà expliqué cent fois que tu dois travailler par toi-même.

Mon fils (le dernier) : Pain, Papa, peuplait ?
Moi : Non. Attends cinq minutes ; on va passer à table.

Ma femme : Chéri, quand tu auras fini la vaisselle, tu pourras me repasser ma petite robe noire ? Je voudrais la mettre demain.
Moi : Non. Je ne suis pas la larbin de la famille. En plus, cette robe ne te va vraiment plus.

Ma femme (encore) : Est-ce que tu m’aimeras encore, même après notre mariage ?
Moi : Non mais, qu’est-ce que c’est que ces questions à la noix ?

Le Maire : Acceptez-vous de prendre pour épouse mademoiselle, ici présente ?
Moi : Non. Depuis le temps que nous vivons ensemble. Cette cérémonie est totalement inutile.

Mon frère : Dis, est-ce que tu peux me prêter ta voiture vendredi ? La mienne est en panne et j’ai un rendez-vous important.
Moi : Non. Je ne prête ma voiture à personne. Elle est à moi !

Mon voisin : S’il te plaît, est-ce que tu pourrais garder les filles ce soir ? C’est notre anniversaire de mariage et je voudrais faire une surprise à Babeth en l’emmenant au restaurant.
Moi : Non. Fallait prendre tes précautions et prévoir une baby-sitter.

Mon patron : Je n’ai pas eu le temps de consulter ce rapport. Est-ce que quelqu’un peut m’en faire un compte rendu succinct ?
Moi : Pas moi, je ne l’ai pas lu non plus.

Quichottine : Est-ce tu crois que tu vas vraiment commenter tous mes articles sur Don Quichotte ?
Moi : A vrai dire, je n'en sais rien. La question est plutôt de savoir si tu vas te tenir à ton projet sur l'intégralité du livre.

Chris : Es-tu d’accord avec moi si je dis que le « Clos de la Roche - 1947 » est le meilleur vin du Monde ?
Moi : Oui. (Là, je ne vois pas comment je pourrais répondre par la négative)

Monique : Il a l’air excellent ton carpaccio. Je peux y goûter ?
Moi : Non. Si tu en voulais, il fallait t’en commander un.

Les parent d’élèves : Croyez-vous qu’il soit possible d’apprendre à lire à nos enfants sans utiliser la méthode syllabique ?
Moi : Non. Si le ministre l’affirme, ça ne peut être que la seule méthode efficace.

Un collègue : Penses-tu que l’équipe de France fera mieux à la coupe d'Europe qu'en coupe du Monde ?
Moi : Non. A vrai dire, je m’en moque totalement.


Le militant de Handicap International : Pouvez-vous signer cette pétition contre la fabrication et l’usage des mines anti-personnel ?
Moi : Non. C’est aux gouvernements à prendre des mesures. Les citoyens comme vous et moi n’y pouvons rien.


Le journaliste : Croyez-vous qu’on aurait mieux fait de s’occuper du sort des sans-logis plutôt que de faire des cadeaux fiscaux aux catégories les plus aisées ?
Moi : Non. Seule une reprise de confiance de la part de ces catégories est de nature à relancer la croissance et permettra à tous de sortir de la crise. Vous n'avez pas écouté ce que dit le Président ?

Le gars au coin de la rue : Voulez-vous m’acheter un exemplaire de la «La rue» pour que je puisse manger ce soir ?
Moi : ……………….



Avouez avec moi que la vie n'est tout même pas si agréable quand on en arrive là ! Même en me forçant, je suis certain de ne pas tenir plus d'une demi-journée ce type de positions (sauf pour le Clos de la Roche, évidemment).

 

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : Au fil des mots
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Vendredi 25 janvier 2008

Ma fille : Papa, est-ce que je pourrai aller voir les Moodies avec Karine au Blue-Note, samedi soir ?
Moi : Oui.

Mon fils : Tu m’emmèneras jouer dans la neige après manger ?
Moi : Oui.

Mon fils (un autre) : Je ne comprends rien à mon exercice de maths. Tu peux m’expliquer ?
Moi : Oui.

Mon fils (le dernier) : Pain, Papa, peuplait ?
Moi : Oui.

Ma femme : Chéri, quand tu auras fini la vaisselle, tu pourras me repasser ma petite robe noire ? Je voudrais la mettre demain.
Moi : Oui.

Ma femme (encore) : Est-ce que tu m’aimeras encore, même après notre mariage ?
Moi : Oui.

Le Maire : Acceptez-vous de prendre pour épouse Mademoiselle, ici présente ?
Moi : Oui.

Mon frère : Dis, est-ce que tu peux me prêter ta voiture vendredi ? La mienne est en panne et j’ai un rendez-vous important.
Moi : Oui.

Mon voisin : S’il te plaît, est-ce que tu pourrais garder les filles ce soir ? C’est notre anniversaire de mariage et je voudrais faire une surprise à Babeth en l’emmenant au restaurant.
Moi : Oui.

Mon patron : Je n’ai pas eu le temps de consulter ce rapport. Est-ce que quelqu’un peut m’en faire un compte rendu succinct ?
Moi : Oui.

Quichottine : Est-ce tu crois que tu vas vraiment commenter tous mes articles sur Don Quichotte ?
Moi : Oui.

Chris : Es-tu d’accord avec moi si je dis que le « Clos de la Roche - 1947 » est le meilleur vin du Monde ?
Moi : Oui.

Monique : Il a l’air excellent ton carpaccio. Je peux y goûter ?
Moi : Oui.

Les parent d’élèves : Croyez-vous qu’il soit possible d’apprendre à lire à nos enfants sans utiliser la méthode syllabique ?
Moi : Oui.

Un collègue : Penses-tu que l’équipe de France fera mieux à la coupe d'Europe qu'en coupe du Monde ?
Moi : Oui.


Le militant de Handicap International : Pouvez-vous signer cette pétition contre la fabrication et l’usage des mines anti-personnel ?
Moi : Oui.


Le journaliste : Croyez-vous qu’on aurait mieux fait de s’occuper du sort des sans-logis plutôt que de faire des cadeaux fiscaux aux catégories les plus aisées ?
Moi : Oui.

Le gars au coin de la rue : Voulez-vous m’acheter un exemplaire de la «La rue» pour que je puisse manger ce soir ?
Moi : Oui.

Moi : A longueur de journée, j’exerce ce mystérieux pouvoir tout en sachant qu’il m’est toujours possible de répondre par la négative. Il n’y a là rien de magique. Pourtant, je m’étonne de constater qu’une foule de mes contemporains ne réagissent pas comme moi. Et vous ?
Vous :……………

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : Au fil des mots
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Vendredi 25 janvier 2008

Peut-être vous souvenez-vous, qu'il y a peu, je proposais un texte intitulé « Conseils aux (jeunes) lecteurs » (clic) qui faisait part de mon expérience personnelle pour réussir sa vie de couple quand on est un homme n'y comprenant pas grand chose aux femmes...


Suite aux divers commentaires (clic) de quelques lectrices, je leur ai proposé de nous fournir leur propre version de cette situation quand on est une femme.


Mon amie Quichottine dont le site est une pure merveille (clic) - ne serait-ce que pour sa lecture commentée des aventures picaresques de Don Quichotte (clic) - a relevé mon défi avec l'humour et la verve qui sont les siens.


Je vous invite donc à lui rendre visite et à prendre connaissance de sa vision du problème (clic).


J'espère sincèrement, qu'une fois éclairés de nos lumières respectives, vous vous sentirez armé(e)s pour affronter la vie à deux avec sérénité.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs
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Mercredi 23 janvier 2008
Grande tristesse ce matin.

Je viens de faire un tour chez mon pote
Bill past John.

Je constate qu'il a décidé de nous poster un dernier billet et de prendre l'air.

Tous ses autres merveilleux textes et ses musiques ont disparu...

C'est comme un petit morceau de moi-même qui s'envole d'un coup.

Merci de lui faire un petit coucou de ma part si vous le croisez.

Il me manque, déjà.............

Par contre, le site de Hervé qui a été odieusement censuré par son im(le)Monde hébergeur est toujours vivant. Retrouvez-le à l'une des adresses suivantes :

http://taomugaia.canalblog.com/
http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/
http://cabranledanslemanche.blogspirit.com/

Les nouvelles ne sont pas toutes mauvaises !
par Roland Ivy publié dans : Humeurs
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Mardi 22 janvier 2008

Vous vous rappelez que je vous avais raconté mon rapport aux livres. J'évoquais les bibliothèques dans cet article. L'histoire qui suit est une espèce de suite...



- Tu vas voir. C'est trop génial. On peut regarder tous les livres qu'on veut. Mais, c'est comme à la maison, on n'a pas le droit de les abîmer. En plus, on ne peut pas courir partout et il ne faut pas faire de bruit. On peut parler, mais pas trop fort. Il faut chuchoter.
- D'accord.

Je les tiens par la main, chacun d'un côté. Pour parler, ils se penchent en avant en tournant la tête. C'est Simon, l'aîné qui est le plus bavard. Ses beaux yeux bleus pétillent. En grand habitué, il savoure à l'avance le plaisir qui est le sien. Quant à Jules, il écoute. Il attend pour voir. Ses petits doigts se crispent dans ma main quand nous nous apprêtons à entrer dans le bâtiment moderne de
la bibliothèque. Nous en avons souvent parlé mais c'est la première fois que je l'emmène avec nous.

Après un bref passage à la banque où il tend fièrement sa photo d'identité à la jeune bibliothécaire pour qu'elle enregistre son inscription, nous entrons dans le hall qui donne accès aux différentes sections. D'un pas sûr, Simon nous conduit au secteur jeunesse. Devant le décor qui suggère une forêt luxuriante avec des coins aménagés garnis de coussins et de banquettes, le petit reste immobile. Est-ce l'éclairage discret, tous ces enfants confortablement installés ou le silence et le calme qui le bloquent ? A moins que ce ne soit la quantité de livres ? Il y en a partout : dans des bacs posés à même le sol, sur des présentoirs, sur des étagères, sur les tables à hauteur d'enfant, partout. Simon investit déjà les lieux.


- Regarde, Jules, c'est « Plouf ! », comme à la maison.

Reconnaissant son album préféré, le petit se précipite. Et nous sommes bientôt tous les trois confortablement installés. Je me retrouve pour la soixante-quinzième fois à lire à mes deux garçons l'histoire de ce loup affamé, tombé dans un puits que nous connaissons par coeur. Les albums se succèdent, tantôt choisis par Simon, tantôt par Jules. Je ne boude pas mon plaisir.

Une bibliothécaire propose aux enfants de venir avec elle pour l'heure du conte. J'en profite pour glisser dans la section adultes. Le décor change. C'est bien moins coloré mais tout aussi confortable et accueillant. Les ouvrages sont disposés sur de grandes étagères. On les aborde non par la couverture mais par le dos. Bien sûr, ils sont plus gros, plus nombreux. L'ambiance est la même : studieuse. Les gens sont presque tous plongés dans leur lecture. Certains froncent les sourcils, d'autres ont un sourire dessiné sur le visage. Il en est même qui lisent en remuant les lèvres dont ne sort aucun son. Tout au fond, il y a un jeune homme avec un atlas sur les genoux. Mais il ne regarde pas la page. Son regard est loin. Il n'est plus là. Il est ailleurs.

Car là est la magie des livres. Grâce à eux, on peut voyager sans même quitter son fauteuil. Grâce à eux, on peut rencontrer des gens qu'on ne verra sans doute jamais, certains ayant disparu depuis des siècles. Les livres permettent de dépasser les barrières de l'espace et du temps. Ils sont un passeport pour l'ailleurs et les bibliothèques sont des ports d'embarquement pour des destinations insoupçonnées.


Depuis l'âge qu'a Simon aujourd'hui jusqu'à la fin de mes études, combien d'heures ai-je passées à la bibliothèque municipale de mon quartier ? Chez moi, il n'y avait pas de livres. Pour être précis, il y avait bien la collection complète des œuvres d'Alexandre Dumas enfermées dans une armoire vitrée. Mais on n'avait pas le droit de l'ouvrir, comme si nous allions user ce superbe trésor relié cuir et doré à l'or fin... Heureusement pour moi, on m'a un jour conduit à la bibliothèque où les livres, tous les livres, étaient là, disponibles, accessibles. J'y ai appris la presse, j'y ai appris le goût des histoires, j'y ai appris les poètes, j'y ai appris les encyclopédies. Plus tard, j'y ai appris l'érotisme, le sordide et les gens qui souffrent. J'y ai appris ce qu'on n'apprend pas à l'école. J'y ai appris que la vie, toute la vie, était inscrite dans les livres. Longtemps j'ai cru qu'ils ne racontaient que de belles histoires. Mais dans les bibliothèques, j'ai appris que les livres pouvaient décrire toutes les facettes de la vie.

De toutes ces heures, je retiens la consultation des petites armoires à tiroirs où les fiches de tous les ouvrages en stock étaient classées. Depuis, la présence des ordinateurs a fait disparaître ces meubles particuliers. De ces heures, je retiens surtout mes déambulations dans les rayons piquant parfois un ouvrage dont le titre ou l'auteur m'accrochaient. J'ai souvent laissé faire le hasard. Souvent j'étais déçu mais combien de fois ai-je été conquis ?

Je suis assez vite devenu un spécialiste de la classification décimale. J'ai pris un plaisir immense à rechercher, à retrouver et à ranger les différents livres selon les dix catégories imaginées pour classer toutes les connaissances humaines. Pour autant, c'est le secteur des romans qui m'a toujours le plus accroché. Tous ces auteurs alignés par ordre alphabétique ont exercé sur moi une attirance magnétique qui a participé à la mise en place de mon insatiable appétit de lire.

C'est naturellement vers ce secteur que mes pas me conduisent. D'un regard lent, je parcours les étagères. Boudard côtoie Chateaubriand. Viennent ensuite Gary, Hemmingway, Jarry. Je saute quelques rayonnages. J'arrive à Labro, Montaigne, Pascal, Queneau, Sartre... Ma mémoire s'emballe. Je me revois adolescent découvrant « La nausée ».

Presque instinctivement, j'ai sorti quelques livres que j'ai glissés sous mon bras. Mais le temps passe si vite. Je sais qu'il me faut rejoindre la section jeunesse car mes deux petits bouts vont me chercher. L'heure du conte ne dure pas si longtemps...

Je les retrouve l'un contre l'autre plongés dans « Puni-Cagibi !». Simon ne lit pas encore mais il raconte tout de même l'histoire à son petit frère. Je leur annonce qu'il faut désormais faire le choix des livres que nous allons emporter pour quelques jours à la maison. En quelques secondes, je me retrouve en face d'une pile dans laquelle il va falloir trier. J'explique qu'il est possible d'emprunter quelques livres mais en nombre limité. Alors, nous faisons une sélection dans la masse que mes deux garçons ont réunie. A mon grand étonnement, Jules ne lâchera pas « Plouf ! » qu'il a gardé toute l'après-midi.

Ce soir, nous prolongerons la magie de la bibliothèque avec cette petite partie que nous aurons rapportés chez nous. Une sélection qui nous permettra d'attendre jusqu'à notre prochaine visite, notre prochain voyage.

par Roland Ivy publié dans : Histoires comme ça communauté : L'écriture dans tous ses états
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Lundi 21 janvier 2008

 

- Dominique, tu dors ?

- Non, non.

- Tu as entendu ?

- C'est le bébé. Ne bouge pas. J'y vais.

- Tu m'appelles si tu as besoin d'aide...

- Oui. Essaie de te rendormir.


D'un bond, Dominique est dans le couloir. Dans la chambre le bébé grogne doucement. Pas la peine d'allumer ; la veilleuse qui diffuse une douce clarté bleue lui permet d'avancer jusqu'au berceau. Une main posée sur le petit front suffit à constater qu'il a de la fièvre. Pour autant, il vaut mieux vérifier l'ampleur des dégâts.


Dix ans de pratique en tant que pédiatre lui donnent la dextérité pour rapidement déshabiller le petit et lui mettre le thermomètre qui indique 38°5. A trois mois, la poussée des premières dents s'accompagne souvent de pics de fièvre importants. Dominique examine le bébé et vérifie que les tympans ne sont pas congestifs. De plus, dans la bouche, les gencives sont toutes gonflées. Non, pas de doute. Dans ses bras, le petit continue à pleurer.


- Tout va bien ?

- Oui, Claude. Ce sont juste les dents... Puisque tu es debout, peux-tu me passer le sachet que j'ai rapporté de la pharmacie ? Il est dans la cuisine, dans la corbeille à fruits.

- J'arrive tout de suite.


Pendant que Claude disparaît, Dominique berce doucement le bébé et lui fredonne un petit air. Mais l'enfant ne se calme pas.


- Tu veux que je lui donne quoi ?

- D'abord, des granules de chamomilla homéopathique. Tu renverses le petit tube bleu et tu appuies sur le bouchon cinq fois. Les granules vont tomber dans le bouchon.

- Comme ça ?

- Parfait. Verse les granules directement dans sa bouche sans les toucher avec tes doigts.

- Tiens mon petit lapin...

- Ensuite tu vas préparer l'Efferalgan. Il faut verser le produit dans le tube doseur. Il pèse 6kg et demi. Il y a des graduations sur le côté...

- Pas de problème.

- Pendant ce temps, je vais lui masser les gencives avec du baume apaisant.


Tout en passant son index sur les gencives douloureuses, Dominique reprend sa chanson. Peu à peu, bébé se calme. Claude et Dominique ne sont pas inquiets, ils sont juste préoccupés par cet impondérable qui leur fait passer leur première nuit blanche de parents.


La respiration du petit devient plus régulière. Il s'est endormi sur l'épaule de Dominique. Claude écarte la couette, prend le petit dans ses bras, dépose un baiser sur son front et le recouche.


Dans la nuit, Claude et Dominique tirent la porte de la chambre de leur enfant, s'embrassent tendrement et filent se recoucher.

par Roland Ivy publié dans : Humeurs communauté : Au fil des mots
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