Roland Ivy
L'homme aux mille vies, et qui s'y accroche...
Lierre : n.m. (anc. fr. l'iere, du lat.
Hedera) Plante ligneuse grimpante à feuilles persistantes, à baies noires toxiques,
qui se fixe aux murs, aux arbres par des racines crampons. (Genre Hedera ; famille des araliacées).
Le Petit Larousse Illustré, édition 2007
Définitivement, une seule vie, ça n’est pas assez. Alors, j’ai décidé que j’en aurai davantage, beaucoup, au moins mille. Ce sont ces vies rêvées, imaginées, fantasmées que je vous présente dans ces pages.
Certaines sont plus longues que d’autres ; je les ai rangées dans des tiroirs spéciaux. C’est le cas pour " Volutes " et pour " Modèle vivant ".
Quand on a mille vies, il est normal qu’on en profite pour revisiter l’histoire. C’est ce que je fais dans " Fri(c)tions historiques ".
Tout le reste est rangé dans " Humeurs " ou "Histoires comme ça", tout simplement parce que je n’ai pas trouvé mieux que ces titres.
Bonnes Lectures
Roland
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- Qu’est-ce que tu en penses ?
- Elle n’est pas mal.
- Je ne te parle pas de la fille, je veux dire de cette affaire.
- Ils m’ont l’air clean. A mon avis, ça s’est passé comme ils l’ont raconté. Faudra quand même vérifier… N’empêche qu’elle est plutôt mignonne la nana. Trempée comme elle l’était, avec sa robe qui lui collait au corps, ses courbes étaient bien en valeur. Pas un pet de jeu, un vrai canon…
- Arrête ! De toute façon, il n’y en avait que pour l’autre, le Roland Ivy. Pendant que je l’interrogeais, elle ne l’a pas quitté des yeux. Si tu veux mon avis, ces deux-là vont finir par se retrouver à un moment ou à un autre. Tiens, si ça se trouve, ils sont déjà en tête à tête à se réchauffer l’un l’autre et à se dire que cette affaire leur aura au moins permis de se rencontrer.
- Pas si sûr. Je crois plutôt qu’ils ont été trop secoués pour penser à autre chose. En tout cas, à sa place à lui, moi, je me la ferais bien la minette.
- Tu te la ferais volontiers. Bien, ça reste à voir…
- On dirait ta femme quand elle me parle de toi, connard… Il y a quand même un truc qui me chiffonne. Le gars a dit qu’il avait appelé le commissariat juste avant et qu’on l’avait envoyé bouler… Qui est de permanence au poste ?
- C’est Dubroc. T’as raison mais il m’a raconté que l’appel du type était pas net, qu’il parlait tout le temps de la pluie et qu’il voulait qu’on vienne voir parce qu’il y avait un mec louche qui voulait rentrer dans l’immeuble.
- Dubroc ? Pas très en forme en ce moment… Tu crois qu’il a recommencé à boire ?
- J’en sais rien. Ca va pas fort en ce moment... Je crois qu’il a des problèmes avec son fils aîné... J’espère que cette affaire va bien se terminer parce que le commissaire va être furieux si le SDF y laisse la peau.
- On va aller voir à l’hosto comment il va. Où est-ce qu’ils l’ont transféré ?
- A Robert Debré. Allez, démarre au lieu de traîner.
- Ok, mais tu ne fumes pas dans la caisse.
- Ah, c’est vrai que t’as arrêté… Pas la peine de mettre le pin-pon et le gyro, on va y aller tranquilles…
- En tout ca, demain, on échange. Quand ils vont venir déposer, c’est moi qui m’occupe de la fille. Toi, tu prendras le mec…
Vous me l'avez écrit