Mercredi 22 juillet 2009

 

 

Pour Noute, avec toute mon affection.

 

 

 

Alors là ma petite maman, tu te mets le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Ca ne va pas se passer comme ça et je peux t’assurer que tu vas regretter de m’avoir affublé de ce sobriquet.

 

Non contente d’avoir surnommé papa « Maribarbu Â» et mon grand frère « Crapule Â», tu m’as appelé « Numérobis Â» avant même d’avoir vu de quoi je suis capable.

 

Pourtant, je n’ai rien à redire sur la façon dont tu as appelé les deux autres. Force est même de constater que ça leur va comme une paire de gants. Papa est barbu à souhait et même que ça chatouille fortement quand il me couvre de bisous. Quant à Crapule, j’imagine que tu as pu te fier à ton expérience de vie avec lui quand tu t’es décidée. Quand il est venu me voir à la maternité, j’ai tout de suite vu que c’était un sacré fripon. Forcément, il fait le mariolle sur ses deux pattes arrières, il court où il veut. Mais qu’il me laisse 3 ans, non 2… et il va voir de quel bois je me chauffe…

 

Seulement ma petite maman-chérie-d’amour-que-j’ai-et-qui-pense-à-mon-lolo, là où tu t’es gourancé d’une force, c’est si tu penses que je vais être la copie conforme de mon prédécesseur.

 

Nous les seconds, on va beaucoup plus vite. On ne perd pas de temps, bridé comme nos aînés par le regard inquiet de nos parents. Ils ont déjà donné les vieux. Ils sont déjà émoussés. Alors, on en profite surtout que les plus grands sont là pour nous montrer la voie à suivre. Tu m’entends ? On est pires !

 

Tu as connu la tornade blanche avec Crapule ; prépare-toi au tsunami permanent, au tremblement de terre perpétuel, au séisme total. J’arrive.

 

Tu remarqueras que je joue cartes sur table. Rien dans les mains rien dans les poches. Tout est déjà dit ; je ne te prends pas en traître. T’as intérêt à continuer à profiter de ton petit congé comme tu l’as fait tout au long de ces longs mois que tu as passés vautrée dans le canapé à te goinfrer de fraises parce les nuits qui vont venir vont être musclées et tu verras que ça sera encore plus drôle quand, le matin, tu vas devoir te remettre les trous en face des yeux pour aller bosser.

 

Tu regretteras jusqu’ à ce sobriquet ridicule. « Numérobis Â», tu parles. C’est « Numérodixpuissancedix Â» qu’il aurait fallu m’appeler.

 

 

 

 

 

 

Par Roland Ivy - Publié dans : Humeurs
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