Humeurs

Mercredi 30 septembre 2009


Nos fidèles lecteurs auront remarqué que la fin de la saison deux n'a pas donné lieu à un épisode particulier donnant un quelconque indice sur la suite des aventures de Roland. D'un coup d'un seul, les choses se sont arrêtées avec l'annonce de l'arrivée de Numérobis chez Noute. Ensuite, plus rien, le silence.


Plusieurs parmi vous savent que Roland est un rustre et un malpoli qui est coutumier des disparitions aussi soudaines qu'inexpliquées. Certains peuvent avoir pensé qu'il s'était, à l'instar de nombreux blogs, définitivement et sans la moindre annonce, mis hors service.


Que nenni !


Roland a juste profité des quelques mois d'été pour laisser filer le navire sur son erre en se coulant voluptueusement dans la paresse et la fréquentation du monde extérieur.


Pour faire simple : j'ai glandé... et putain que c'était bon ! Après tout, c'est fait pour ça les vacances même si je vous concède que je les ai prolongées au-delà du raisonnable.


Ce modeste/médiocre/prétendu/simulacre de billet inaugure la saison trois des mille vies de Roland qui se demande quand même s'il n'a pas définitivement désintégré son lectorat.


Qui vivra verra.


Bonne rentrée à toutes et à tous.

Par Roland Ivy
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Mercredi 22 juillet 2009

 

 

Pour Noute, avec toute mon affection.

 

 

 

Alors là ma petite maman, tu te mets le doigt dans l’œil et jusqu’au coude. Ca ne va pas se passer comme ça et je peux t’assurer que tu vas regretter de m’avoir affublé de ce sobriquet.

 

Non contente d’avoir surnommé papa « Maribarbu » et mon grand frère « Crapule », tu m’as appelé « Numérobis » avant même d’avoir vu de quoi je suis capable.

 

Pourtant, je n’ai rien à redire sur la façon dont tu as appelé les deux autres. Force est même de constater que ça leur va comme une paire de gants. Papa est barbu à souhait et même que ça chatouille fortement quand il me couvre de bisous. Quant à Crapule, j’imagine que tu as pu te fier à ton expérience de vie avec lui quand tu t’es décidée. Quand il est venu me voir à la maternité, j’ai tout de suite vu que c’était un sacré fripon. Forcément, il fait le mariolle sur ses deux pattes arrières, il court où il veut. Mais qu’il me laisse 3 ans, non 2… et il va voir de quel bois je me chauffe…

 

Seulement ma petite maman-chérie-d’amour-que-j’ai-et-qui-pense-à-mon-lolo, là où tu t’es gourancé d’une force, c’est si tu penses que je vais être la copie conforme de mon prédécesseur.

 

Nous les seconds, on va beaucoup plus vite. On ne perd pas de temps, bridé comme nos aînés par le regard inquiet de nos parents. Ils ont déjà donné les vieux. Ils sont déjà émoussés. Alors, on en profite surtout que les plus grands sont là pour nous montrer la voie à suivre. Tu m’entends ? On est pires !

 

Tu as connu la tornade blanche avec Crapule ; prépare-toi au tsunami permanent, au tremblement de terre perpétuel, au séisme total. J’arrive.

 

Tu remarqueras que je joue cartes sur table. Rien dans les mains rien dans les poches. Tout est déjà dit ; je ne te prends pas en traître. T’as intérêt à continuer à profiter de ton petit congé comme tu l’as fait tout au long de ces longs mois que tu as passés vautrée dans le canapé à te goinfrer de fraises parce les nuits qui vont venir vont être musclées et tu verras que ça sera encore plus drôle quand, le matin, tu vas devoir te remettre les trous en face des yeux pour aller bosser.

 

Tu regretteras jusqu’ à ce sobriquet ridicule. « Numérobis », tu parles. C’est « Numérodixpuissancedix » qu’il aurait fallu m’appeler.

 

 

 

 

 

 

Par Roland Ivy
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Vendredi 10 juillet 2009

 

 

 

Germaine n'avait pas vendu des millions de disques.

 

Germaine n'avait pas consacré des sommes astronomiques à entretenir un club de foot.

 

Germaine ne faisait pas partie des passagers d'un avion qui s'est crashé.

 

Germaine ne s'est pas retrouvée dans un accident meurtrier sur la route des vacances.

 

Germaine ne s'est pas suicidée lors de sa garde à vue.

 


 

Non, Germaine s'est juste éteinte dans son sommeil la semaine dernière.

 

 

 

 

Pourtant Germaine, quand elle avait 20 ans, avait recueilli chez elle deux gamins juifs qu'elle avait fait passer pour ses petits neveux. Pendant trois années, elle avait fait comme si elle les avait connus depuis toujours. Elle les avait soignés, les avait instruits, les avait aimés, les avait protégés. Elle les avait sauvés.


C'était, il y a bien longtemps.

 

La feuille de chou locale lui a accordé un petit encart de rien du tout et qu'on a dû payer dans les avis de décès.

 

A l'église, on était huit en plus du curé. Les deux gamins, maintenant devenus des papis, étaient là avec leurs femmes et leurs enfants. Pour ces sept-là et pour votre Roland qui était le voisin de Germaine, c'était à ces obsèques-là qu'il fallait être.

 

 

 

 

Par Roland Ivy
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Mercredi 8 juillet 2009


Ca a commencé par une impression personnelle. Le genre de truc qu'on ne peut pas vraiment prouver mais dont on a le sentiment. Pourtant, mes observations sont formelles. Cette année, j'avais l'impression qu'il y en avait davantage que par le passé. Au fur et mesure que la saison s'est avancée, cette impression s'est confirmée.

Ca faisait une sacré belle lurette que je n'avais pas vu autant de papillons.

Il y en a partout, des blancs, des colorés, des petits, des gros, pour mon plus grand ravissement, l'émerveillement de mes enfants et l'excitation complète de mon chat.

Au début, j'ai cru que les agriculteurs locaux avaient mis la pédale douce sur les pesticides, ce dont je me suis réjoui. A l'occasion d'un court séjour dans une autre région, j'ai remarqué qu'ils étaient là aussi. Alors, j'ai fait quelques recherches et je suis tombé sur cet article.

Il ne m'en faut pas beaucoup plus pour que je goûte l'instant présent et que je le partage avec vous.

Pour fêter l'événement, je vous mets un lien vers cette petite chanson de Thomas Fersen à l'Ukele et un autre de Brassens avec son éternelle Chasse aux papillons.

Bonne journée à tous.


Par Roland Ivy
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Lundi 6 juillet 2009
Z'ont toujours rien compris chez OB... Ce matin, j'ouvre mon administration pour répondre à mes amis visiteurs du WE et que v'la-ty-pas qu'on m'affiche :

"
Vous n'êtes pas dans le Top des blogs :( "

Et alors ?


1. Je ne vais pas mettre : "cul, couille, queue, con, cunnilingus, éjaculation (faciale), sodomie, partouze, etc..." dans tous mes textes pour provoquer une fréquentation supérieure.

2. Je ne vais pas faire de la lèche sirupeuse du type :"Merci, merci gentil visiteur de ton commentaire attentionné, n'oublie pas de repasser souvent, je t'adore, plein de bisous-bisous, ton blog à toi est une pure merveille, la quintescence de l'intelligence blogueste... etc... etc...etc..." dans le même but qu'au dessus.

3. Je m'en fous totalement car le fréquentation de mon blog ne me procure aucun revenu vu que je n'ai pas souscrit l'option adéquate où OB met de la pub en échange de menus zeuros.

Les gens qui viennent ici le font exclusivement parce qu'ils ont envie de le faire et parce qu'ils y trouvent (parfois) des textes qui les intéressent. Quant à moi, je ne publie ici que par plaisir, en dilettante (Je sais, je l'ai déjà dit mais des fois, il faut répéter).

Que la journée vous soit douce !


Vraiment.


Par Roland Ivy
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Mardi 30 juin 2009


- Dr Ivy, on est en train de la perdre.

- Bon, je l'ouvre. Passez-moi un plateau d'incision.

- Mais c'est au patron de faire ce genre de truc. Vous... Vous n'êtes pas habilité.

- Ni habilité, ni même sur d'avoir la compétence pour le faire. Quant au patron, vous le voyez dans ce bloc ? Il faut bien que quelqu'un le fasse... Putain de merde... Excusez-moi, Corinne. Je m'emporte.

- Ça n'est rien, Roland. Je sais bien que vous n'y êtes pour rien.

- S'il vous plait, vous voulez bien essayer de le bipper ?

- Je l'ai déjà fait quatre fois ce matin. Il n'a répondu à aucun de mes appels. Mais où donc peut-il être ? J'ai l'impression que ça fait des semaines qu'on ne l'a pas vu.

- Quel jour est-on ?

- Mardi.

- Ne cherchez pas ; il déjeune avec la Ministre. Ils fêtent sa mutation.

- Encore ? Mais je croyais qu'il y était hier.

- Non, non. Hier, c'était la cérémonie donnée en l'honneur de celui qu'il va remplacer à Marseille.

- Et la semaine dernière, il était en conseil d'administration puis en séminaire à Dubaï et enfin dans un jury de thèse à Toulouse... sans parler de la réception chez le Préfet... Il pourrait au moins organiser le service quand il doit s'absenter.

- Il s'en fout. Il ne part que dans deux mois mais pour lui c'est comme s'il était déjà là-bas.

- Alors qu'est-ce qu'on fait ?

- On se démerde, Corinne. On se démerde.

 

 

 


Par Roland Ivy
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Mercredi 24 juin 2009

 

Les habitués le savent, mon emploi du temps est à géométrie variable alors ma production sur ces pages varie au fil de mes (in)disponibilités. Depuis quelques semaines, elle s'est réduite à quelques articles constitués de deux phrases exclusivement, idée qui m'a été donnée par un « vieil ami » à moi qui a lancé ce petit jeu auprès des membres du carnet d'adresses de son courrier électronique.

 

Mais là n'est pas la question.

 

Aujourd'hui, je me vois contraint de rogner un peu sur mon petit temps libre pour ouvrir une parenthèse avec le texte qui suit.

 

C'est la faute de Quichottine...

 

Récemment, elle a déclaré que j'étais un « écrivain qui s'ignore », ce qui m'avait poussé à lui répondre :

 

JE NE SUIS PAS UN ECRIVAIN QUI S'IGNORE !!!!!!!!!!!!
Je suis juste un type qui écrit (quand il a le temps, ce qui est parfois difficile en ce moment) des histoires. Comme j'ai définitivement décidé qu'une seule vie, c'était totalement insuffisant, je m'en suis attribué 1000. Ça me laisse de la marge pour faire des rencontres, des conneries, des blagues à mes lecteurs etc.

Au grand désespoir de Quichottine, je me dois de vous dire que je n'ai aucune, aucune envie d'être publié un jour. Mes histoires sont là pour qui veut les prendre. C'est tout !


Dans son billet d'aujourd'hui, elle revient sur l'affaire. Elle y évoque un droit de réponse de ma part dont je considère que l'excès d'honneur/attention/affection/et plein de trucs en -tion qui m'est fait transforme en devoir de réponse...

Que mon nom n'ait jamais été imprimé sur la couverture d'un livre n'a rien à voir avec le fait que je me considère ou non comme un écrivain. Que je ne vive pas de ma plume non plus. A vrai dire, je m'en moque comme de ma première couche-culotte. Pour moi, le problème est ailleurs.

Quand je prépare un repas – j'irai même jusqu'à dire quand je cuisine – je ne suis pas un cuisinier.

Quand je gratouille mon ukulele ou je tire quelques notes de mon harmonica, même si ce qui en sort est agréable, je ne suis pas un musicien.

Quand, je soigne un de mes enfants blessé ou malade, je ne suis pas un médecin.

Quand je tape la balle avec des copains, je ne suis ni un tennisman ni un footballeur.

Quand... ( je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous...)

Alors, quand j'écris une histoire - même si elle vous émeut, vous irrite, vous inquiète, vous bouleverse, vous ennuie (j'en passe et des meilleures...) - que cette histoire soit totalement inventée, qu'elle soit auto-biographique ou un mélange des deux, je ne suis pas un écrivain.

Je revendique, HAUT et FORT (je sais, je crie...), le fait d'être un dilettante.

Bien sur, je m'attache à ce que je vous propose soit réussi. (Qui chercherait à dégoûter ses convives ? Qui prendrait plaisir à casser les oreilles de son auditoire ? Qui voudrait faire mal à une personne déjà dans la détresse [Là, j'ai bien quelques idées mais je les garde pour moi...] ? Qui se moquerait de mettre toutes ses balles dans le filet ou à rater le but à chacun de ses tirs ? Qui... ( je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous... [bis]) ?

Pour moi, traverser cette vie – et toutes celles que je m'invente au fil de ces pages – constitue déjà un challenge que je m'efforce de réussir vaille que vaille. Je n'ai pas l'intention de me prendre la tête pour des activités que je considère comme des respirations, des bulles d'air (de savon?) dans mon parcours et qui m'aident.

Il faut que je sois précis... Toutes ces parenthèses, ces pauses que je m'octroie sont essentielles pour moi mais je ne veux pas y accorder trop d'importance pour qu'elles restent ce que je veux qu'elles soient. (cf. le paragraphe précédent)

Le dilettantisme est un art de (sur)vivre. Je m'efforce de l'exercer de mon mieux.

Ces pages continueront à leur rythme, sans autre ambition que de vous fournir des textes tout en me permettant de prendre quelque plaisir à les écrire. N'attachez pas trop d'importance à notre Roland. Il continuera selon l'improbable trajectoire que ma propre vie voudra bien lui accorder.

En dilettante...

(NDLR : Je pourrais continuer encore longtemps mais j'ai pitié de vous... [ter])





Par Roland Ivy
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Mercredi 17 juin 2009



Parce qu'il y en a qui n'ont toujours pas compris



A voir, à revoir, à faire voir.
Il en restera toujours quelque chose.



Par Roland Ivy
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Mardi 16 juin 2009


A voir, à revoir, à faire voir.

Il en restera toujours quelque chose.






Par Roland Ivy
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Dimanche 7 juin 2009
Selon certaine, mon absence serait dûe à une foi défaillante. Selon d'autre, il s'agirait de flemme.

Que nenni, juste le temps qui me manque.

Je vais m'orienter sur des miniatures dans les prochains jours.

Ca vous ira ?
Par Roland Ivy
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